Du 21 au 25 septembres 2011, Ouagadougou a abrité le premier salon du coton et des textiles des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). C’est dans ce cadre que ce tenu le vendredi 23 septembre le séminaire sur le développent du secteur du coton et textiles. Il a réuni des experts en la matière venus des pays membre de l’OCI.
Lors de son mot introductif marquant l’ouverture des travaux, Ouédraogo Abdoulaye, représentant du ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat du Burkina Faso (MICA) a rappelé la nécessité pour les pays membres de l’OCI de réfléchir sur le coton et le textile en tant que facteur de croissances économiques. Le séminaire se tient dans un contexte où de nouvelles opportunités de développement doivent être dégagées pour et par les Etats. Ils sont en proie à de nouveaux défis en termes d’adaptation des techniques de productions agricoles, des méthodes de travail et d’échanges. Il est alors question durant la rencontre de Ouagadougou d’évaluer l’impact du coton sur les conditions de vie des populations, d’explorer des voies aux fins d’optimiser les retombées de la culture du coton.
En effet, le coton occupe une place de choix dans l’économie mondiale. Plus d’un milliard d’agriculteurs bénéficient de ses revenus. Plus importante fibre du monde, il occupe 40% de la part du marché malgré la production de fibres synthétiques. Pour le cas spécifique des Etats membre s de l’OCI, le secteur cotonnier joue un rôle dans leur développment socio-économique notammant en Afrique occidentale et centrale où plus de 16 millions d’individus vivent de la production cotonnière. Après le Etats-Unis, cette partie du monde est le deuxième plus gros exportateur de coton avec 15% de parts du marché mondial.
En dépit de ces avantages, plusieurs pays souffrent de faiblesses structurelles et institutionnelles. La question des subventions reste d’actualité. Et comme pour de nombreuses matières agricloles, les prix de cours mondiaux du coton ont été soumis à la fois à une instabilité et une tendance générale à la baisse même si elle a connu une hausse en 2008. Autant de problèmes évoqués au cours de ce panel par le représentant du Groupe de la banque islamique de développement (BID), Osman Elfiel et le Directeur général du Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC), El Hassane HZAINE. La pertinece de ce séminaire réside justement dans le fait qu’il doit permettre de trouver des solutions à ces problèmes posés.
A cet effet, plusieurs communications ont été données par d’éminentes personnalités. L’objectif étant d’aider les panélistes dans leurs réflexions afin d’aboutir à des recommandations qui fassent avencer les questions sur le coton.Déjà dans le résumé de l’étude soumis à ce premier salon du coton et du textile, six recommandations ont été faites. Il s’agit :
- d’accroitre la production de coton en améliorant la productivité et la rentabilité
- de développer la filière coton-textile-confection
- de soutenir et développer la transformation de la fibre dans les Etats membre de l’OCI
- de renforcer la promotion et la commercialisation du coton et des textiles dans les Etats membres de l’OCI
- de développer et d’améliorer la valorisation des produits issus de la trituration de la graine
- de restaurer l’image de marque du secteur du coton et des textiles dans les Etats membres de l’OCI.
Parler du coton en Afrique est le signe qu’il s’agit d’un enjeu majeur pour les pays concernés. Et ils doivent en faire une cause nationale comme l’a si bien réclamé Said Elaarbaoui, expert du CIDC : « S’il y a une cause nationale qui vaille la peine de se moblisier pour, il me semble que celle-ci en est une.»
Lucien Manzaba, pour Burkinapmepmi.com




