lundi, octobre 5, 2026
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Le moral des commerciaux en berne ?

Visiblement, avec la crise, l’ambiance au travail s’est détériorée pour les commerciaux. Ils doivent aujourd’hui multiplier les propales et se montrer plus « agressifs » pour décrocher les rendez-vous ; ils doivent défendre leur marge face à des clients qui tirent de plus en plus sur les prix… Bref, pour espérer obtenir leur commission ou leur prime, ils doivent fournir de plus gros efforts et être meilleurs que d’autres dans la conclusion des ventes. Conséquence : leur moral est soumis à rude épreuve et l’ambiance générale au travail subit les effets de la crise. Ainsi, seuls 42,5 % des personnes interrogées par le portail emploi spécialisé jobmarketingvente, jugent bonne ou très bonne l’ambiance au sein de leur société – ils étaient plus de 50 % lors de la première édition de l’enquête en janvier 2008. Ce sondage montre également que plus d’un tiers des commerciaux (35,3 %) travaillent plus de 11 heures par jour ! Et ils sont près de 44 % à juger leur charge de travail trop importante.

Beaucoup de stress

A trop travailler, les commerciaux en deviennent stressés. 80,7 % déclarent l’être. Mais ce n’est pas tant le surcroît de travail qui se révèle être le principal facteur de stress dans la fonction commerciale (20,2 %), c’est bien sûr l’atteinte des objectifs (35,6 %). D’ailleurs, lorsqu’on y regarde de plus près, ce ne sont même pas les clients qui génèrent principalement cet état de stress : les commerciaux semblent plutôt subir une certaine pression hiérarchique. Ce constat se fait particulièrement auprès des profils de moins de 25 ans qui débutent dans le métier (près d’un commercial junior sur trois) et les non-cadres. Cependant, ces derniers ne sont pas les seuls à stresser à cause de la pression hiérarchique : les cadres le sont aussi, mais dans une moindre mesure (13,8 %).

La crise n’est pas un frein à la mobilité

Très investis dans leur travail, ne comptant pas les heures pour certains, plus de quatre commerciaux sur dix s’estiment pourtant mal rémunérés. Une situation qui conduirait 18,8 % des sondés à changer d’emploi. En effet, bien qu’ils soient jusqu’à ce jour satisfaits de leur parcours professionnel, 38,6 % auraient l’intention de changer d’entreprise dans les 6 mois à venir. Preuve que la crise ne freine pas l’ambition des commerciaux qui, pour faire le choix d’un nouveau patron, tiennent compte du salaire bien sûr, mais avant tout de l’intérêt du poste. Loin des a priori, les commerciaux ne semblent pas être attirés que par l’argent ! A la question : « si vous gagniez la super cagnotte du Loto, continueriez-vous quand même à travailler ? », environ 70 % d’entre eux ont répondu à l’affirmative… Toujours aussi blagueurs les commerciaux !

Y.H-E,

Focusco.fr

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