La fête de Tabaski a été célébrée le 6 novembre dernier. Une opportunité pour les vendeuses de légumes de faire de bonnes affaires. Mais cette année il n’y a pas eu assez d’affluence chez les locataires des hangars de Zaabr daaga dans le centre de Ouagadougou.
Zaabr daaga, jadis un marché d’anthologie, semble avoir perdu de son lustre d’antan au grand dam des revendeuses des fruits et légumes. Les affaires fonctionnent au ralenti du fait des préjuges selon lesquels les produits sont chers à Zaabr daaga, c’est le marché des blancs. Une idée sans fondement matériel qui porte un coup dur sur le commerce de ces bonnes dames qui sont contraintes des fois à délocaliser leurs points de vente. « Le jour de la tabaski, nous étions obligées d’emménager sur les marchés périphériques afin de faire de bonnes affaires » dixit Alizéta Sawadogo. Cependant, à en croire zénabo Tassembédo, détaillante au marché, les produits sont bien moins chers à Zaabr daaga par rapport aux autres marchés de la place, « comme illustration, le jour de la tabaski, nous avons vendu le sac de la pomme de terre à 12 500 FCFA pendant ce temps, sur les autres marchés ils en ont vendu à 15 000 FCFA ». Ces dames sont victimes d’un problème de communication. Elles devraient peut-être s’investir à regagner la confiance de leurs clients.
Dramane Guéné et Adama Ouédraogo
RTB




