urant ces dernières années, le Mali a crée un cadre juridique et réglementaire attrayant et offre un environnement concurrentiel sain pour les opérateurs. Comme l’atteste la toute nouvelle loi sur le partage des infrastructures passives promulguée le 28 septembre dernier.
Cette nouvelle loi donne accès à des capacités via le réseau d’un opérateur concurrent pour permettre à un autre opérateur de fournir ses services. Une aubaine pour un nouvel entrant qui ne dispose pas encore d’un réseau suffisamment capillaire pour proposer tous ses services. « Il s’agit d’une première innovation en Afrique de l’Ouest », déclare Choguel K. Maïga, directeur général du comité de régulation des télécommunications qui cite également d’autres initiatives introduites par le gouvernement malien portant notamment sur l’itinérance ou encore sur la portabilité.
En outre, le pays dispose d’un important maillage avec deux raccordements en fibre optique reliant Dakar à Bamako sur une longueur d’environ 1200 kilomètres et le second relie Abidjan à Bamako sur une longueur d’environ 900 kilomètres.
Un marché très porteur
Pour une population de 14 millions d’habitants, le Mali compte seulement 5 millions d’abonnés soit environ 30 % de pénétration. Le marché connait ainsi une croissance très soutenue. « La dynamique du marché des télécommunications est telle que tous les investissements dans le secteur sont rentabilisés dès les premières années. Orange Mali et Maroc Télécom, actuels détenteurs des deux licences mobiles, ont anticipé leurs objectifs prévisionnels dès les premières années. Ce retour sur investissement rapide, nous espérons le voir se refléter sur les offres des soumissionnaires », précise Modibo Ibrahim Toure, ministre malien des Postes et des nouvelles technologies, en se réservant de fixer le prix de la licence. « Le prix sera fixé par le marché mais en tenant en compte les attentes de l’Etat malien qui mise beaucoup sur ce secteur », précise Lassine Bouare, ministre de l’Economie et des Finances.
L’appel d’offres est déjà lancé depuis quelques semaines. Les soumissionnaires doivent remettre leurs offres avant le 14 novembre 2011. « A partir de cette date, les autorités maliennes procéderont au dépouillement des offres en vue de l’attribution de la licence prévue pour la mi décembre », précise Pape Diouf, PDG de Linkstone Capital qui accompagne l’Etat malien dans ce processus.
Agence Ecofin




