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Le GIABA rappelle l’opportunité des tribunaux anti-corruption et blanchiment d’argent

L’organe de lutte contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest exhorte ses pays membres à créer des tribunaux chargés exclusivement de juger les affaires de corruption et de blanchiment d’argent.

‘’Pour une administration rapide, il faut créer des tribunaux spécialisés et en nombre adéquat pour le traitement exclusif des affaires de corruption et de blanchiment’’, indique le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), dans un rapport dont l’APS a obtenu copie.

Ces juridictions spécialisées, souligne le document, doivent être créées ‘’sous réserve de la mise en place de règles de conduite strictes et d’une immunité restreinte pour les juges’’ chargés de les faire fonctionner.

Ces juges doivent bénéficier d’une formation spécialisée, avec l’aide des institutions internationales et régionales de lutte contre le blanchiment, indiquent les auteurs du rapport intitulé : ‘’Le lien entre la corruption et le blanchiment d’argent : analyse des risques et des mesures de lutte en Afrique de l’Ouest’’.

Le GIABA, un organe de la Cédéao, appelle aussi les banques centrales d’Afrique de l’Ouest à renforcer leurs fonctions de supervision et de contrôle sur les banques commerciales du secteur privé et les autres institutions financières non bancaires.

‘’Les gouvernements doivent fournir le personnel de leurs agences anti-corruption/blanchiment d’argent, avec des salaires améliorés et autres conditions attractives de service bien au-dessus de celles applicables à la fonction publique générale’’, conseille le GIABA.

En plus de protéger les économies et les systèmes financiers d’Afrique de l’Ouest du blanchiment d’argent et de la corruption, le GIABA combat le financement du terrorisme. Mis en place en décembre 1999, il est basé à Dakar.

Chaque année, plus de 36.000 milliards de francs CFA circulent de manière illégale en Afrique de l’Ouest, indique-t-il dans un document publié en avril dernier.

Réunis à Dakar à cette même période, des fonctionnaires de cet organe régional avaient déploré « le faible niveau » des juridictions dans la plupart des pays du GIABA en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Aussi ont-ils relevé la faiblesse du matériel avec lequel travaillent ces juridictions.

ESF/OID

Aps.sn

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