Quid donc de la matrice gouvernementale en matière de jeunesse et d’emploi ?
Selon Achille Tapsoba, trois (3) fondamentaux institutionnels régissent ce domaine : la politique nationale de l’emploi (adoptée en mars 2008), celle de l’enseignement technique et professionnel (juillet 2008) et celle de la jeunesse (septembre 2008).
Est-elle en cohérence avec celle africaine ?
Oui, a répondu le ministre, qui a cité à l’appui le thème central du 17e sommet de l’U.A., tenu en juillet 2011 à Malabo en Guinée Equatoriale, qui était : “Accélérer l’autonomisation des jeunes”. Au Burkina Faso, l’insertion socioprofessionnelle a toujours été une priorité de l’Etat.
Et l’impact des fonds sur l’emploi ?
Prenant la période 2006-2010, le ministre a égrené les sommes injectées pour promouvoir l’emploi : ainsi, au niveau du Fonds d’appui au secteur informel (FASI), 5447 promoteurs ont été financés à hauteur de 2,5 milliards CFA, ce qui a généré 14 000 emplois ; le Fonds d’appui à l’insertion des jeunes (FAJ) a investi 2,7 milliards pour promouvoir 2122 personnes, ce qui a créé 8 250 emplois. Quant au Fonds d’appui à la promotion de l’emploi (FAPE), il a utilisé 1,7 milliard pour 617 promoteurs avec à la clef, 3 000 emplois créés.
Le Fonds d’appui à la formation et à l’apprentissage (FAFPA) a mis 980 millions en jeu pour promouvoir 11 000 jeunes. Enfin le ministre n’a pas omis de mentionner l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE), qui a inscrit 35 000 personnes dans cette période et en a placées 4619. Du reste, selon le ministre, il a été demandé au gouvernement d’augmenter de façon substantielle ces différents fonds.
Interrogé sur les parrainages relatifs aux demandes de prêts, le ministre Achille Tapsoba a affirmé en substance que c’était des avals, au cas où le promoteur ne parviendrait pas à rembourser, pour que “le parrain paye, mais la tendance est à la suppression des parrainages”, a laissé entendre le ministre. Sur le même sujet, il dira qu’il n’y a pas de discrimination, mais qu’il y a un comité de sélection des demandes.
Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana,
Lobservateur.bf




