Le différend commercial entre BIB et l’entreprise EROH qui avait été programmé pour le 15 janvier dernier a été reporté au 5 février devant la Chambre commerciale de la Cour de cassation. Selon les dernières informations, l’entreprise EROH pourrait passer des moments difficiles. En effet, il a été découvert deux choses :
– Au contrat de 1,3 milliards de francs environ nantis à la BIB, il y aurait eu un avenant d’environ 1,9 milliard de francs caché à la BIB et frauduleusement nanti à ECOBANK Bénin.
– Ensuite, la résiliation du marché par les Béninois ne l’a pas été seulement par l’absence d’argent disponible. Selon l’ingénieur contrôle, IGIP-GOPA, les retards dans l’exécution des travaux qui ont conduit à la résiliation du marché sont imputables à la défiance technique de EROH qui a choisi un sous traitant béninois incapable. Celui-ci n’aurait jamais commencé les travaux.
En rappel, l’entreprise EROH dirigé par Thomas Bagré a obtenu au Bénin, courant 2003-2004, un marché pour la réalisation de pistes rurales pour un montant de 1 396 701 285 F CFA. Ce marché a été nanti auprès de la BIB qui a débloqué au profit de l’entreprise une avance de 931 740 000 F CFA. Mais entre temps, le marché béninois de EROH est résilié.
La BIB qui a attendu en vain le paiement de ses billets à ordre venus à échéance saisit la justice. C’est le début de l’affaire EROH-BIB. L’entreprise en rétorsion rend la BIB responsable de la résiliation de son contrat et demande des dommages et intérêts. En première instance, c’est un verdict à la Salomon qui est rendu. En appel, EROH gagne son procès. La BIB est condamnée à payer à EROH la bagatelle de 3 milliards 180 millions de francs cfa. La Cour de cassation est saisie qui casse le verdict d’appel. Voilà où on en est.
Le 5 février, l’affaire devrait évoluer considérablement si l’on s’en tient aux faits nouveaux intervenus dans le dossier. Affaire à suivre.
Source : evenement-bf.net




