La deuxième session du Conseil présidentiel pour l’investissement (CPI) du Burkina Faso qui s’est tenue les 24 et 25 mars, a fortement recommandé la poursuite des efforts en vue de créer un cadre d’investissement sécurisé propice à l’effervescence des investissements, indique le communiqué final de la rencontre parvenu vendredi à APA.
Ladite session a, autour du thème « La sécurité juridique des investissements privés », regroupé les 30 membres du CPI tous issus du secteur privé national et du privé étranger, dont les institutions de Bretton Woods.
Sur la base de la radioscopie de l’économie burkinabè, marquée par un bond substantiel du taux de croissance (7,5%) en 2010 contre 3,1% en 2009, la session s’est félicité des réalisations engendrées depuis la première rencontre en novembre 2009.
Il s’agit de la mise en place du projet et promotion de l’arbitrage et de la médiation, du financement additionnel de 20 millions de dollars pour le Projet d’appui à la compétitivité et au développement de l’entreprise (PACDE) et de la mise en place du Pôle de croissance de Bagré de 115 millions de dollars (projet en cours).
Le Conseil présidentiel sur les investissements a invité le gouvernement burkinabé à maintenir le cap pour que la courbe des investissements soit toujours ascendante, pour atteindre le taux de 25% à l’horizon 2015 contre 9% actuellement.
La session a également invité le gouvernement à poursuivre la création de tribunaux de commerce, après l’installation de ceux de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.
Selon Thierry Tanoh, vice-président de la Société financière internationale (SFI) et porte parole des partenaires techniques et financiers, « les taux d’investissement privés et le flux d’investissement étrangers restent en deçà de ce qui est nécessaire pour faire du Burkina Faso un pays émergent ».
La sécurisation des investissements dans le privé se heurte à des écueils tels que la faible qualité des services judiciaires, les insuffisances du dispositif de facilitation des transactions foncières, de même que l’insuffisance et le coût élevé des transports et de l’énergie”.
Organe consultatif présidé par le président du Faso, le CPI a pour mission de donner, par ses réflexions et ses recommandations, une impulsion à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques les plus appropriées pour stimuler l’investissement et la croissance économique.
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