Le concept du Partenariat public-privé (PPP), déjà effectif dans certains pays de la sous-région, a été l’un principaux sujets sur lesquels a planché la 11-ème Rencontre annuelle Gouvernement/Secteur privé burkinabé, tenue lundi à Bobo-Dioulasso, capitale économique du Burkina Faso.
Le Partenariat public-privé (PPP) est une forme de contrat associant l’autorité publique et les agents économiques privés, dans le but de fournir des services et des biens publics. Cette façon de faire permet d’optimiser les performances respectives des deux entités, afin de réaliser rapidement les ouvrages dont la collectivité a besoin (autoroutes, hôpitaux).
Les avantages, ainsi que les contraintes du PPP ont été présentés à Bobo-Dioulasso, aux participants à la rencontre annuelle gouvernement/secteur privé dont le thème a porté cette année sur ‘’Enjeux et modalités de réalisation des projets de Partenariat public-privé pour la croissance économique au Burkina Faso’’.
Il en ressort que le PPP à des avantages certains (incitation à l’innovation, efficacité dans la gestion des projets, qualité des services, etc.), mais aussi des risques liés aux montages des projets et aux remboursements des dettes.
Des exemples de projets du genre, existant déjà dans la sous-région ouest africaine, et même au Burkina Faso, ont été cités, à l’image de la ligne ferroviaire Abidjan-Ouagadougou reconnue comme la première expérience de PPP dans le secteur du chemin de fer africain.
La Maîtrise d’ouvrage du nouvel aéroport de Donsin (MOAD), localité près de Ouagadougou a également été citée en exemple.
La contrainte majeure à la mise en œuvre d’un PPP au Burkina Faso semble être ‘’l’état embryonnaire du secteur privé’’ et la prédominance des entreprises individuelles de petite taille (90%).
ALK/cat/APA




