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L’e-commerce français passe le cap des 30 milliards d’euros

Méthodologie :

Ces chiffres sont basés sur les données communiquées par les plates-formes sécurisées de paiement en ligne Atos worldwide, SP-Plus (CNCE), Crédit Mutuel-CIC, Monext, Ogone, Paybox et PayPal, ainsi que sur les chiffres d’affaires indiqués par les sites marchands leaders figurant dans le panel ICE 40 de la Fevad. La méthodologie et les données de cette étude ont été validées par KPMG.

31 milliards d’euros dépensés en ligne

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Conformément aux prévisions réalisées l’année dernière, le marché français de l’e-commerce a atteint 31 milliards d’euros en 2010, selon la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance). « Un chiffre d’affaires multiplié par deux en trois ans », relève le ministre de l’Economie numérique, qui assistait à la présentation de ces résultats. Eric Besson a d’ailleurs souligné que le commerce électronique, « l’un des usages les plus dynamiques de la net économie », arrivait également à tenir tête aux poids lourds américains : « Parmi les trois sites marchands les plus visités, deux sont français, La Redoute et Priceminister ».

Les commerçants en ligne ont pu compter sur une amélioration du taux de transformation, particulièrement en fin d’année. En moyenne, 2,15 % des visites sur un site marchand BtoC ont donné lieu à un achat au quatrième trimestre, soit le plus haut niveau historique. Dans le BtoB, ce taux progresse également, à 3,38 %.

Pour 2011, la Fevad vise 37,8 milliards d’euros dépensés en ligne. L’e-commerce hexagonal devrait dépasser les 45 milliards d’euros en 2012.

Une croissance toujours dynamique, de 24%

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En 2010, le marché a connu une croissance de 24 %, d’un point seulement inférieure à celle constatée l’année précédente. Le délégué général de la Fevad, Marc Lolivier, précise : « Le segment de l’e-tourisme signe la meilleure performance en 2010, qui aura aussi vu une très bonne performance des sites BtoB ». Au sein du panel ICE 40 des 40 leaders du Web marchand français, qui enregistrent en moyenne une croissance de 15 %, l’e-tourisme se distingue en effet en progressant de 20 % sur un an. Les sites BtoB du panel, dont le chiffre d’affaires était stable en 2009, sont en hausse de 15% en 2010.

Une progression qui s’explique en grande partie par l’augmentation du nombre de sites. Il y a désormais 81 900 sites marchands actifs en France, contre 64 000 en 2009. Et la moitié des nouveaux e-commerçants 2010 sont nés au quatrième trimestre. « Le nombre de sites marchands continue à doubler tous les deux ans. Ce rythme devrait nous permettre d’atteindre 100 000 sites actifs en 2011 », se réjouit Marc Lolivier.

Pour les deux prochaines années, la croissance du chiffre d’affaires du secteur devrait se maintenir au-dessus des 20 %, selon les prévisions de la Fevad.

Le panier moyen retrouve son plus haut niveau

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« C’est une bonne nouvelle : le montant moyen des transactions en ligne remonte », annonce Marc Lolivier. Celui-ci gagne 1,4 % en un an, pour atteindre 91,1 euros en 2010, « même si l’on observe un ralentissement au deuxième semestre par rapport au premier ». La croissance du panier moyen atteint même 2 % chez les plus gros marchands, indique la Fevad. De quoi s’approcher des niveaux élevés de 2007 et surtout de 2008 (91,2 euros).

Un e-consommateur achète en moyenne 12 fois par an

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Autre indicateur en progression, le nombre de transactions par acheteur. En 2010, les 27,9 millions d’acheteurs en ligne ont effectué 340 millions de transactions. Soit 12,2 achats par consommateur, en hausse de 11,4 % en un an. En moyenne, un cyberacheteur dépensait 1113 euros sur Internet en 2010, contre 1025 euros en 2009.

La proportion des très petits sites diminue

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Année après année, la part des sites marchands enregistrant moins de 100 transactions par mois recule alors que le nombre de sites marchands progresse : les e-commerçants sont de moins en moins petits.

Les marchands en ligne réalisant moins de 100 ventes par mois représentent encore près des trois quarts des professionnels du secteur. Mais même au sein de cette catégorie, un transfert semble s’opérer, avec une baisse marquée de la part des « micro-sites » (moins de 10 ventes par mois) au profit de ceux qui effectuent entre 10 et 100 transactions mensuelles.

Parmi les marchands plus importants, la part de ceux qui font entre 1 000 et 10 000 ventes par mois augmente de 0,8 point en un an, à 5,3 %.

Source : Journal du Net

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