Le commerce équitable, un partenariat commercial visant plus d’équité dans les échanges internationaux, sur la base du dialogue, de la transparence et du respect, ne bénéficie pas aux pays pauvres d’Afrique, selon les spécialistes à Libreville.
« Il est beaucoup plus facile de pratiquer le commerce équitable dans des pays tels que le Costa Rica, la Thaïlande ou l’Inde que dans de nombreux pays d’Afrique au sud du Sahara », a déploré un expert, en marge de la célébration en différé, lundi dernier à Libreville, de la Journée mondiale du commerce équitable.
Selon les spécialistes, l’Asie et l’Amérique latine possédent le plus gros pourcentage dans les quelque 1,5 million de travailleurs et de producteurs participant au commerce équitable, un marché mondial qui représente près de 2600 milliards de FCFA et contribue au développement durable en proposant de meilleures conditions commerciales aux producteurs marginalisés, spécialement dans le sud, tout en sécurisant leurs droits.
Amélioration du pouvoir d’achat des producteurs, baisse de l’exode rural, augmentation des exportations de produits artisanaux et agricoles, création d’emplois par les acteurs du commerce équitable et développement de la solidarité par la mutualisation des groupements sont autant de retombées attendues du commerce équitable qui représente une opportunité pour les producteurs africains de sortir de l’isolement.
Dans son programme d’accès au commerce équitable, le gouvernement gabonais ambitionne d’intégrer un millier de producteurs nationaux dans la filière.
Le 24 juillet dernier s’est déroulé à la Chambre de commerce de Libreville un atelier pour la mise en œuvre du Programme d’accès au commerce équitable (PACE) qui s’articule autour de quatre axes stratégiques. Il s’agit de l’identification des produits et services nationaux éligibles au commerce équitable; l’initiation au regroupement par filière des programmes; l’institution d’un cadre de concertation permanent entre l’Etat, les producteurs, les partenaires au développement et les organisations internationales non gouvernementales du commerce et enfin l’intégration de
producteurs gabonais dans la filière du commerce équitable.
L’atelier avait pour objectif d’identifier les moyens devant permettre aux producteurs locaux d’être pris en compte dans ce système mondial d’échanges commerciaux préférentiels. L’agriculture, l’artisanat et le tertiaire étant les secteurs identifiés pour postuler à ces échanges.
LMM/od/APA




