Le capital de la Filature du Sahel (FILSAH), une société burkinabé considérée comme l’une des plus performantes dans son domaine en Afrique de l’Ouest, vient de passer de 1,6 milliard de FCFA à 2,1 milliards de FCFA, a appris APA auprès des responsables de l’entreprise.
Détentrice du Prix du meilleur transformateur de coton en 2009 du Salon international du textile africain (SITA), la FILSAH qui a vu le jour en juin 1997 à Bobo-Dioulasso avec le soutien d’institutions locales et sous régionales, a véritablement démarré ses activités en 2000.
Son capital est détenu par le Fonds burkinabé du développement économique et social (50 %), la Société de fibres textiles (37,5%) et des particuliers (12,5 %).
Son activité principale est de fabriquer uniquement des fils. Au départ, elle produisait 20 tonnes de fils par jour, essentiellement tournés vers l’exportation en Europe et au Maghreb. Mais avec la crise ivoirienne, la société en subit le contrecoup à travers la fermeture de ses débouchés sur la société Cotonnière ivoirienne (COTIVO) et la Filature tissage Gonfreville (FTG).
La vision des promoteurs était de créer le premier maillon d’une industrie textile (filature, tissage, ennoblissement) fondée sur l’existence de la matière première abondante de qualité et en croissance avec une volonté d’apporter de la valeur ajoutée et de cultiver un savoir-faire en textile.
La FILSAH a atteint une certaine notoriété sur l’échiquier africain en ce sens qu’elle est une filature moderne dont l’activité principale est la production de fil Open End 100% coton utilisé dans le tissage industriel et artisanal et son activité secondaire est la production de la toile en fibre de coton.
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