Des experts de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et d’autres institutions régionales ont demandé à la Commission de la CEDEAO d’accélérer le processus pour l’opérationnalisation du Pacte de convergence macro-économique de la CEDEAO (ECOMAC) en vue de la réalisation de l’Union monétaire unique en Afrique de l’Ouest.
Dans le cadre de leur réunion à Cotonou, au Bénin, ils ont noté que la finalisation de la base de données de l’ECOMAC devrait faciliter l’analyse des performances économiques et régionales et le statut des Etats membres à l’échelle de la convergence macro-économique.
L’Union monétaire implique 15 états-membres
Créée le 28 mai 1975 afin de promouvoir la coopération et l’intégration des pays de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO comprenait les seize (16) Etats membres suivants : Bénin, Burkina Faso, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone et Togo. Le nombre des Etats membres est à présent ramené à quinze (15) suite au retrait de la Mauritanie en 2001.
La CEDEAO a pour mission de promouvoir la coopération et le développement dans tous les domaines de l’activité économique, d’abolir, à cette fin, les restrictions au commerce, de supprimer les obstacles à la libre circulation des personnes, des biens et des services, et d’harmoniser les politiques sectorielles régionales.
L’aboutissement d’un long processus
L’année dernière, des institutions régionales dont la Commission de la CEDEAO, l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA), la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), l’Institut monétaire ouest-africain (WAMI) ont validé l’ECOMAC dans le cadre des efforts pour produire des données statistiques globales et de qualité, en conformité avec les normes internationales et pour faciliter la mise à jour régulière des bases de données dans un cadre harmonisé et cohérent.
Les participants sont également d’accord sur l’harmonisation des indications générales et spécifiques par pays qui seront préparées dans les trois langues officielles de la CEDEAO – l’anglais, le français et le portugais.
Les recommandations à l’Agence monétaire
En outre, ils ont demandé à l’Agence monétaire ouest-africaine (WAMA) de veiller à ce que les données sur les taux de change soient régulièrement envoyées aux Etats membres.
La base de données de la CEDEAO, qui devrait être lancée avant la fin juillet 2011, a fait l’objet d’une série d’ateliers organisés à Lomé, à Lagos et à Abidjan, en vue de discuter des méthodes de récupération de données auprès de chaque Etat membre de la CEDEAO.
L’objectif majeur reste la constitution d’un vaste marché commun ouest africain notamment grâce à la création d’une Union monétaire prévue pour 2020.
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