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La restructuration de l’OHADA comme efforts à l’endroit des couches dévaforisées

Le Conseil des ministres de l’ Organisation pour l’harmonisation en Afrique des droits des affaires (OHADA), prévu du 28 au 30 juilllet à Lomé, devrait adopter des ajustements institutionnels et administratifs ainsi qu’un nouvel acte uniforme sur le droit des sociétés coopératives.

Selon les experts des pays membres de l’OHADA, lors d’une réunion préparatoire à cet effet dans la capitale togolaise, les propositions pour le nouvel acte uniforme sont pertinentes pour répondre aux besoins des coopératives de micro-finance qui se sont multipliées ces dernières années en Afrique.

Pour des experts de la finance, les coopératives de miro- finance sont venues combler les insuffisances des grandes institutions de finance à répondre aux attentes de financement des populations à faibles revenus.

Selon le Bureau international du travail (BIT), les coopératives de micro-finance touchent plus de 40% des populations en Afrique.

En mai dernier, les ministres en charge de la justice et des finances des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (Uemoa) ont planché, à Lomé, sur la position commune que ce regroupement devrait désormais faire valoir dans les instances de l’OHADA.

Ils avaient mis en relief « les principaux axes de solutions à explorer », en prenant en compte les principes des traités fondateurs de l’OHADA et de l’Uemoa, les normes et pratiques internationales et les implications sur les missions des différentes organisations.

La démarche visait à garantir, au niveau de l’Uemoa, la sécurité juridique et judiciaire qui pourra aider à éviter les facteurs limitant les efforts de promotion d’un environnement favorable à l’investissement dans cet espace où le taux de bancarisation est faible et situé entre 3 et 7%.

A cet égard, à travers la Banque centrale des Etats de l’ Afrique de l’Ouest (BCEAO), le Conseil des ministres de l’Uemoa a entrepris la mise en oeuvre de moyens et mesures pratiques pour atteindre un taux de bancarisation de 20% à l’horizon 2010.

A ce sujet, Abdoulaye Bio-Tchané, président de la Banque ouest- africaine de développement (BOAD), a indiqué la nécessité du  » développement de la finance rurale », à l’occasion d’un forum international, du 15 au 16 juin à Lomé, sur la problématique du développement en Afrique après cinquante ans d’indépendance des pays.

Il avait expliqué cela en terme de « fourniture durable de services financiers appropriés aux ruraux pour la mise en oeuvre d’ activités agricoles et non agricoles, à travers des institutions formelles, semi-formelles ou informelles ».

Pour M. Bio-Tchané, le développement de la micro-finance est l’ un des élements importants pour améliorer l’accès aux services financiers en Afrique.

Créée en 1993 par le Traité relatif à l’harmonisation du droit des affaires en Afrique, l’OHADA regroupe aujourd’hui 16 pays, à savoir 14 pays de la Zone franc CFA, plus les Comores et la Guinée.

Source : africatime.com

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