La Nouvelle société sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO), principale unité industrielle dans soin genre au Burkina Faso, a décidé de fermer temporairement ses portes pour deux mois minimum et de mettre son personnel en chômage technique, a appris APA auprès de la direction générale de l’entreprise.
Les travailleurs de la société observaient depuis début juin un arrêt de travail déclenché par des protestations contre les réformes entreprises par le Directeur général, Didier Vandenbon.
Implantée à Bérégadougou, sur un périmètre estimé à 10 000 hectares, à 15 kilomètres de Banfora, à l’Ouest du pays, la société qui a vu le jour en 1965 est depuis 1998, aux mains du Groupe IPS/West Africa du Réseau Aga Khan, actionnaire majoritaire avec 52% du capital par l’entremise du holding Sucre participation.
La société a récemment bénéficié d’un prêt de 2,5 milliards de FCFA de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) en vue de faire passer sa production annuelle de 39 000 tonnes à 43 000 tonnes d’ici 2013, selon le Directeur général, Didier Vandenbon.
Avec une production qui couvre environ 46% des besoins nationaux, l’entreprise continue à avoir du mal à faire face à la concurrence du sucre importé, venant essentiellement du Brésil, du Ghana et de l’Union européenne. Le besoin annuel de consommation nationale est estimé à 60 000 tonnes.
A la faveur de la crise militaro-politique qui a secoué le Burkina Faso ces quatre derniers mois, le Gouvernement a décidé temporairement de libéraliser l’importation du sucre, ce qui devrait entraîner l’arrivée de nouveaux opérateurs.
Principal pourvoyeur d’emploi après l’Etat avec plus de 3 700 travailleurs, dont 1 456, permanents, la SOSUCO contribue aussi aux ressources fiscales de l’Etat burkinabé à hauteur de 3 milliards de francs CFA par an.
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