Les experts en finances s’attellent à assurer la vulgarisation de la monétique qui selon eux concourt à dynamiser le système bancaire africain.
A en croire ceux-ci, la monétique se présente comme un outil de modernisation des moyens de paiement qui a pour conséquence logique cette dynamisation.
« Pour une performance du système bancaire en Afrique, il y a lieu de développer l’interbancarité régionale à travers une utilisation accrue de la carte et une acceptabilité plus large », avait recommandé Vincent Ngotta, responsable d’une banque commerciale d’Abidjan, lors du forum économique d’Abidjan.
« Il convient aussi de promouvoir la carte bancaire comme premier instrument de paiement dans les transactions quotidiennes des populations », avait-il ajouté.
Le développement de ces aspects de la monétique a fini par trouver des cadres formels, à savoir l’organisation des manifestations telles que le salon de la monétique qui s’est tenu du 23 au 26 mars à Abidjan.
« Le salon de la monétique est une plate-forme d’échanges, de partage et de divulgation de l’information sur le secteur. Il a pour mérite de promouvoir l’interbancarité ainsi que les échanges entre les différents secteurs d’activité liés à la monétique », affirmait lors du salon le président de l’association des professionnels des banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire, Jacob Anoma Tekpo.
Tout comme M. Tekpo, le promoteur du Marché des assurances, banques et établissements financiers (MABEF) Bernard Ndri a qualifié la monétique de véritable support de l’économie nationale.
« Le MABEF est habituellement national. Mais l’édition prochaine verra la participation des experts en monétique venus de Tunisie et du Maroc, qui partageront leur expérience en la matière », a précisé M. Ndri.
« Les marchés monétiques nationaux des pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) sont pour la plupart à l’état embryonnaire et caractérisés par une absence d’interbancarité et d’interopérabilité entre les systèmes existants », a -t-il fait constater , reconnaissant toutefois que leur potentiel d’évolution pour les services monétiques est « important ».
C’est donc face à ce manque que la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) a initié un projet d’envergure régionale visant à la modernisation des systèmes de paiement dans les pays de l’UEMOA.
Pour des spécialistes de la question, cette réforme des systèmes de paiement qui comprend en bonne place la monétique s’inscrit notamment dans le cadre général de l’assainissement du système financier et de l’accélération du processus d’intégration économique régionale.
C’est donc à juste titre qu’une structure de gouvernance de la monétique régionale dénommée Groupement interbancaire monétique de l’UEMOA (GIM-UEMOA), a vu le jour, avec pour mission d’assurer la réglementation et la normalisation du système monétique interbancaire.
Les responsables financiers africains ainsi que les populations prennent conscience de manière progressive de l’importance de la monétique. Les uns et les autres sont ainsi résolus à développer la monétique de masse aux fins d’accroître la population bancarisée dans ce continent.
Source : africatime.com




