lundi, octobre 5, 2026
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La Microentreprise en Afrique

En ce début de siècle, la répartition du PIB en Afrique Noire se partage entre les secteurs agricole, modernes et informels. L’informel n’a quasiment aucun droit de cité, alors qu’il assure la survie des économies urbaines et périurbaines. Il accueille l’essentiel de l’exode rural depuis bientôt trente ans et bénéficie des taux de croissance les plus élevés dans les grandes capitales africaines. On estime la contribution de ce secteur non structuré à environ 30% du PIB dans les pays sahéliens, à égalité avec le secteur primaire et devant le secteur industriel. Environ 75% des emplois urbains seraient fournis par l’informel dont la croissance au cours de la dernière décennie a été plus rapide que celle du secteur moderne et du secteur primaire.

Les micro-entreprises (ME), qui constituent le secteur informel, sont difficiles à appréhender. Selon le BIT (Bureau International du Travail), ce secteur serait caractérisé par : la facilité d’accès aux activités, le recours aux ressources locales, la propriété familiale des entreprises, l’échelle restreinte des opérations, des techniques à forte intensité de main-d’oeuvre, des qualifications acquises en dehors du système scolaire par l’apprentissage, des marchés échappant à toute réglementation.

Les micro-entreprises jouent également un rôle primordial dans l’intégration sociale. Avec la réduction des effectifs dans la fonction publique, la création de leur propre entreprise a été la seule solution pour beaucoup de travailleurs ou de jeunes diplômés qui se sont retrouvés sans emploi. Par ailleurs, ces micro et petites entreprises assurent la production de services et de biens locaux à moindre coût, mis sur le marché à un prix relativement bas, qui correspondent bien à la demande d’une large partie de la population dont le pouvoir d’achat reste très bas. Offrant ses emplois, des revenus, des produits accessibles aux plus défavorisés, les micro et petites entreprises sont également un terrain de formation pour une large partie des jeunes déscolarisés. Ce secteur informel contribue de manière significative à la croissance économique mais cette contribution reste encore insuffisante car ces micro et petites entreprises se heurtent à un ensemble de contraintes (en terme financier, technique, institutionnel, etc.) qui freinent la croissance de leurs activités. Apparue en réponse à l’inadéquation de l’offre du secteur financier formel aux besoins des entrepreneurs, la microfinance a connu un engouement sans précédent au cours des dix dernières années. Les acteurs de la microfinance ont participé ces dernières années au renforcement du secteur de la micro-entreprise.

Quelques structures d’appui à la micro-entreprise existent mais ne disposent pas de moyens suffisants notamment sur les volets communication et sensibilisation. On peut citer :

– Le Cercle pour la Promotion de la Micro-Entreprise (CPME) en Afrique de l’Ouest Structure d’appui à l’artisanat et à la petite entreprise en Afrique de l’Ouest. Avec un forum, des publications, études et documents de référence : microfinance, fiscalité, promotion de l’entreprise, etc. Site web: www.promopme.net

– Le Centre pour le Développement des Entreprises (CDE) : Analyse et identification systématique des potentialités et besoins dans certains sous secteurs/régions et ce, en synergie avec Pro-invest. Assistance directe à l’entreprise (technique, commerciale).Soutien aux initiatives conjointes d’opérateurs ACP/ UE dans les secteurs économiques. Renforcement de compétitivité et rentabilité des entreprises des pays ACP (maîtrise et transmission de savoir faire). Site web: www.cde.int

– L’APCE (Agence pour la création d’entreprise) propose des guides par pays (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée) qui s’adressent à tous les porteurs de projets (créateurs d’entreprises, investisseurs potentiels, repreneurs d’entreprises nationaux ou étrangers). Ces guides présentent: les démarches à effectuer pour connaître le marché, les caractéristiques du code des investissements, les structures juridiques adoptées, la fiscalité des entreprises, la protection sociale et la réglementation du travail, les aides possibles à la création d’entreprise, les financeurs et les aides potentielles et une bibliographie. Site web: www.apce.com

Source : http://www.senegaldeveloppement.org

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