Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent (GIABA) en Afrique de l’Ouest, veut davantage mettre à contribution les Banques pour vaincre ce fléau économique contre lequel plusieurs Etats de l’espace régionale initient des législations, a appris APA mercredi de source autorisée.
Plusieurs responsables des banques établies en Afrique de l’Ouest se pencheront sur leurs responsabilités dans l’application des lois contre les blanchiment des capitaux, au travers d’un atelier régional de deux jours qui s’ouvre vendredi à Dakar, la capitale sénégalaise, a-t-on appris auprès de la direction de la Communication du GIABA.
« L’objectif de ce séminaire est de permettre aux directions des banques des Etats membres du GIABA de mieux s’imprégner de leurs responsabilités » dans la lutte contre le blanchiment de l’argent et le financement du terrorisme, précise un communiqué de cet organisme reçu mercredi à APA.
La même source indique divers thèmes liés entre autres à la structure de gouvernance contre ce phénomène au sein des banques et la mise en œuvre d’un cadre pour l’adoption de bonnes pratiques opérationnelles seront au menu de cet atelier destiné aux directeurs des banque et autres responsables impliqués dans la prise de décision au sein des établissements financiers.
Les banques constituent des créneaux de prédilection pour les auteurs de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme qui tentent de les utiliser pour occulter leurs revenus illicites et légitimer leurs fonds, souligne-t-on.
Selon le GIABA, qui a lancé fin mai dernier son rapport sur le blanchiment d’argent dans l’espace de la CEDEAO, estime que les banques demeurent « extrêmement vulnérables, de part leur rôle d’intermédiation financière dans l’environnement économique général ».
Plusieurs pays de la sous-région ouest africaine renforcent leur arsenal juridique contre le blanchiment des capitaux et le soutien du terrorisme, qui constituent des délits, comme au Niger où le parlement a voté en début 2010 une loi qui va surtout servir la lutte contre la criminalité financière.
La loi nigérienne sur la lutte contre le financement du terrorisme vise la définition d’un cadre juridique spécifique de lutte contre ce fléau et l’adoption d’une nouvelle législation pour permettre la mise en oeuvre des recommandations internationales relatives à la lutte contre le financement du terrorisme.
DS/of/APA
Source : apanews.net




