«Nous essayons depuis une semaine de vous joindre en vain pour que vous veniez chercher un chèque». Ce coup de fil reçu finalement sur notre téléphone cellulaire nous a offert l’opportunité de déverser une amertume que nous essayions de contenir depuis le jeudi 23 juin dernier, date à laquelle le siège de Fasozine a replongé dans l’ère de la pierre taillée.
En effet, cela fait exactement 7 jours que, n’ayant plus ni téléphone fixe, ni connexion Internet, nous sommes coupés de nos clients, de nos partenaires, de nos lecteurs, en somme de notre raison d’exister. Nous sommes simplement coupés du reste du monde, à l’instar de nombre de d’entreprises et particuliers qui ont sombré dans l’oubli parce que «hors réseau». Nos incessants coups de fil sur le 190, le N° de dépannage de l’Onatel (Office national de télécommunications), ne seront pas plus efficaces que nos crises de nerfs dues à notre impuissance face à cette mauvaise passe. C’est d’autant plus inquiétant pour les entreprises que c’est la fin du mois qui rime avec paiements de loyer, de salaires, et des mille et unes factures qui ne cessent de tomber. Pourtant, les propriétaires de maisons et les fournisseurs, dont l’Onatel, n’ont jamais été sensibles à des arguments du genre, «nous ne sommes pas en mesure de régler vos prestations parce que n’ayant pas pu vraiment travailler». Pire, les partenaires qui nous doivent de l’argent ne peuvent nous joindre, ni par téléphone, ni par mail. Il n’y a pas d’autres mots pour le dire: c’est la galère et on espère qu’elle prendra fin bientôt.
Fasozine




