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La crise financière, c’est lui !

Vous pensiez que la crise financière qui nous colle aux basques depuis 2008 était le fait des subprimes, des pratiques douteuses de certaines banques ou des dérapages budgétaires observés dans la zone euro ?

Vous aviez tout faux ! Le vrai coupable vient de sortir de l’ombre pour reconnaître sa part de responsabilité dans les soubresauts qui ont agité la vie économique ces dernières années. Il s’agit d’Edward Lewis.

Ce nom ne vous dit probablement rien. Et pourtant vous avez assisté sans broncher à ses agissements malhonnêtes. Pire même, vous y avez pris du plaisir, et certains d’entre vous, n’ont pas hésité à mettre la main au portefeuille pour le voir sur grand écran.

Car Edward Lewis n’est autre que le personnage qu’incarne Richard Gere dans le film Pretty Woman. On se souvient très bien que Julia Roberts incarnait une prostituée brut de décoffrage dans cette romance made in Hollywood qui date de 1990. Richard Gere, lui, jouait le rôle d’un riche homme d’affaires dont le boulot était de racheter des entreprises. Un « raider » comme on les appelait à l’époque.

Aujourd’hui, il estime que le personnage qu’il incarnait dans ce navet, film (qui a rapporté 463 millions de dollars) a contribué à la crise financière globale en glorifiant des types de Wall Street avides et égoïstes. « J’ai donné une certaine allure à ces gars-là, ce qui était complètement déplacé », avoue-t-il aujourd’hui dans une interview accordée au magazine Woman’Day. « Heureusement, aujourd’hui, nous sommes beaucoup plus méfiants vis-à-vis de tels personnages ».

Ce qui n’empêche pas le grisonnant Richard de replonger dans le monde de la finance. Dans son nouveau film, Arbitrage, il endosse le costume d’un gestionnaire de hedge fund qui tente de vendre son empire. Les prémices d’une nouvelle crise financière?

Stéphane Wuille

lecho.be

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