Les Experts-Comptables en sont les premiers témoins : la défaillance d’une entreprise suit presque toujours le même parcours et débute par des problèmes de trésorerie (retard de paiement des clients, impliquant un retard de paiement des fournisseurs et des organismes fiscaux). Ces difficultés s’expliquent par l’absence d’éléments fondamentaux dans l’analyse de l’activité. Le chef d’entreprise a pourtant une recette pour contrer cela : la gestion efficace !
Dans une TPE ou PME/PMI, il est important d’élaborer une stratégie autour de la gestion du produit :
+ phase de lancement (faible croissance du produit et bénéfice négatif),
+ phase de croissance (pénétration du produit sur son marché et accroissement des bénéfices),
+ phase de maturité (ralentissement de la croissance du produit et stagnation des bénéfices) et enfin
+ phase de déclin (diminution progressive des ventes et des bénéfices).
De même, la présence d’un Business Plan comprenant les chiffres-clés, la stratégie marketing, les comptes de résultats prévisionnels et leur contrôle marque une bonne gestion des objectifs. Il s’agit d’ une condition indispensable au maintien la ligne directrice de l’entreprise, que les employés sauront suivre. Cette mesure de la prévision rapprochée à celle de la réalité est un premier élément incontournable de la gestion, qui n’est pas à réserver aux seuls 6 premiers mois de la vie de l’entreprise.
La présence d’une véritable politique de gestion commerciale et de gestion de la relation client en est une autre : la bonne communication avec le marché de l’entreprise, avec ses prospects comme avec ses clients, sur la valeur ajoutée du produit ou service rendu ne suffit pas ! Il faut suivre cette relation, de façon rationnelle et structurée, en se faisant aider de bons commerciaux certes, mais aussi de bons outils ! CRM, PGI, outils de devis et de facturation intégrés : les moyens de suivre l’activité et de la rendre plus performante existent.
Idéalement, l’employeur saura aussi mettre en place une gestion de la paie claire et précise : contraintes règlementaires, évolutions rapides des lois, changement de position et de statut des salariés, déclarations sociales à effectuer sont autant de critères qui rendent l’activité périlleuse. Si la simplification administrative de ces procédures n’est pas à l’ordre du jour, la bonne tenue de la paie reste elle un passage obligé du patron
Enfin, le suivi au quotidien des recettes et dépenses, de la trésorerie et du besoin en fonds de roulement, des factures d’achat et de vente, des relevés bancaires, des immobilisations acquises ou cédées, des écritures de fin d’année (stock, amortissements, provisions, régularisation) est une tâche parfois ingrate mais souvent instructive. Une bonne politique de gestion financière passe par une bonne connaissance des journaux, du grand livre, de la balance et des comptes annuels (tels que bilan et compte de résultats).
Ces tâches sont complexes, de plus en plus techniques, rendues parfois si compliquées qu’elles en deviennent incompréhensibles !
Le chef d’entreprise, quelle que soit la taille de son activité, se doit d’optimiser le temps passé à générer les indicateurs de sa bonne santé. L’informatisation et l’automatisation de ces procédures (passage automatique en comptabilité, suivi des relances et des devis, génération des tableaux de bord…) sont rendues possibles par des logiciels de gestion fiables, puissants, réglementaires et de fructueuses relations de travail avec son Expert Comptable. La bonne maîtrise de ces outils par un maximum de collaborateurs est devenue aujourd’hui l’unique recette des dirigeants de PME.
Son avantage ? Elle n’est plus secrète !
René SENTIS, DG de EBP Informatique
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