La Bank of China, créée en 1912, est la plus ancienne banque chinoise. C’est aussi la plus internationalisée du pays. Et l’une des plus puissantes. Après avoir développé ses affaires commerciales à l’étranger, elle est devenue la banque chinoise qui affiche à l’heure actuelle les plus hauts bénéfices. Depuis 1986, la banque dispose d’une succursale en France, à Paris. C’était la première banque chinoise à s’implanter dans ce pays. Aujourd’hui, la banque est un des vecteurs du développement des relations économiques entre la Chine et la France.
Depuis 26 ans, la succursale parisienne de la Bank of China exploite au mieux les ressources de ses clients. Son influence devient de plus en plus forte. Son capital a désormais déjà dépassé les trois milliards d’euros. Selon Peng Wei, le vice-directeur de la succursale parisienne, la Bank of China favorise les investissements et le commerce des entreprises françaises cotées en Bourse, telles que le groupe Peugeot Citroen ou encore Alstom. La succursale parisienne participe activement aux programmes de financement des entreprises françaises, propose des services aux PME et élargit sans cesse l’ampleur du marché local. Peng Wei, le vice-directeur de la succursale parisienne :
« Le marché financier français n’est pas un marché très ouvert, donc ça n’a pas été facile pour la Bank of China d’entrer sur le marché français. Il y avait pourtant un cas assez réussi : notre coopération avec le groupe PSA, qui date des années 2000. Une caractéristique de cette coopération était qu’elle avait lieu à travers tous les deux groupes. Ce qui veut dire que le siège de la banque, les succursales du Hubei, du Guangdong, de Shenzhen ainsi que celle de Paris offraient toutes des services au groupe PSA. Par ailleurs, les produits qui étaient mis à leur disposition étaient très nombreux : emprunts, règlements internationaux, escomptes… Nous avons également collaboré pour créer certaines entreprises à capitaux mixtes. L’ampleur de notre collaboration avec PSA est tout à fait importante. »
De plus en plus d’entreprises chinoises investissent désormais à l’étranger, depuis quelques années. La succursale parisienne de la Bank of China a ainsi pour mission d’accompagner et de soutenir ces entreprises chinoises qui s’implantent en France ou dans d’autres pays européens. Elle soutient par exemple le centre de recherche du géant chinois de l’électronique et des télécommunications, ZTE. Elle offre également différents services financiers aux entreprises chinoises en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique latine ou encore en Asie centrale, entre autres. Peng Wei :
« Les entreprises chinoises qui tentent leur chance à l’étranger ont un problème, c’est qu’elles ont une faible connaissance de la situation à l’étranger, sans parler des lois, des règlements et de l’environnement économique local. Surtout en France, un pays développé depuis longtemps, ce sera plus compliqué. La succursale parisienne a été créée il y a déjà plus de 20 ans. Notre rôle est donc d’offrir un soutien aux entreprises chinoises. »
Ces dernières années, l’environnement macroéconomique en Chine et à l’étranger n’était pas stable. La crise financière internationale et la crise de la dette en Europe ont aggravé cette instabilité. Mais la Bank of China a réussi à traverser la crise dans trop de turbulences.
Sous la pression de la crise de dette, l’inflation s’est aggravée, les capacités d’achat ont baissé et l’avenir de l’euro est aujourd’hui incertain. Dans ce contexte, beaucoup d’entreprises chinoises en France et d’étrangers d’origine chinoise sont inquiets de la situation économique européenne. La succursale parisienne de la Bank of China, en maîtrisant bien les opportunités de croissance rapide de l’économie chinoise et la tendance à l’internationalisation de la monnaie chinoise, fait des efforts pour élever son statut sur le marché français, réduire la distance avec les autres banques internationales, et mieux servir sa clientèle. Peng Wei, lui, estime que la monnaie chinoise deviendra une monnaie de réserve et de paiement très importante.
« Nous partageons le point de vue des Français. L’économie mondiale a besoin de multipolarité. L’économie internationale ne peut reposer uniquement sur le dollar ou l’euro. L’internationalisation de la monnaie chinoise favorisera certainement le développement de l’économie européenne, voire de l’économie mondiale, puisque la Chine est aujourd’hui la deuxième économie mondiale. On peut très bien imaginer que dans le futur, l’économie mondiale soit dirigée par le dollar, l’euro et le yuan. »
La Bank of China est aujourd’hui présente dans 32 pays ou régions, sur tous les continents. Elle compte près de 600 succursales. Au fur et à mesure de la forte influence internationale de la Chine et du développement de l’économie chinoise dans le monde, la Bank of China continue d’offrir des services financiers à ses clients pour stimuler le développement du commerce extérieur chinois.
CRI




