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Interconnexion électrique Côte d’Ivoire-Burkina : L’importation d’énergie, la facette importante d’un partenariat solide

L’interconnexion électrique entre la Côte d’Ivoire et le Burkina est officiellement entrée en service en avril 2001 avec Bobo-Dioulasso comme première ville bénéficiaire. Pour pallier le déficit d’électricité que connaît Ouagadougou, la capitale burkinabè s’est connectée au réseau depuis le 31 décembre 2009, renforçant ainsi la coopération entre deux voisins unis par l’histoire.

« Dans le contrat initial entre la SONABEL et la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), la Côte d’Ivoire s’est engagée à nous fournir 400 GWH/an sur la base de 8000 h de la disponibilité de la ligne. Ce qui donne une puissance garantie de 50 MW ». Ce sont sur ces données, selon le directeur de la production et du transport de la SONABEL, Venance Bouda, qu’Ivoiriens et Burkinabè se sont accordés, avant la mise en œuvre de l’interconnexion électrique entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Le coût total du projet, plus de 49 milliards de FCFA. Ainsi, depuis 2001, le « Pays des hommes intègres » importe de l’électricité au bord de la lagune Ebrié. Bobo-Dioulasso a été la première bénéficiaire de cette importation de « jus ». La capitale politique Ouagadougou, de plus en plus confrontée à une insuffisance de l’offre d’électricité, va bénéficier, en décembre 2009, de la précieuse énergie de la Côte d’Ivoire, via la capitale économique burkinabè. Dès lors, c’est une communication permanente d’informations entre les responsables des compagnies d’électricité des deux pays qui est de mise. « Au début de chaque année, la partie ivoirienne nous demande de leur soumettre nos besoins d’importation », a expliqué le directeur de la production et du transport de la SONABEL, Venance Bouda. Selon lui, pour cette année 2011, le Burkina Faso a sollicité 528 GWH.
Mais, la crise postélectorale qu’a connue la Côte d’Ivoire en 2011, n’a pas facilité l’importation de l’électricité vers le Burkina Faso, surtout entre février et avril. Les habitants de Ouagadougou se rappellent encore les longues périodes de délestage à cette période. « La partie ivoirienne n’a pas pu honorer ses engagements les trois derniers mois de la crise. Mais elle nous a du reste, écrit pour nous fournir des explications », a indiqué Venance Bouda, qui précise que tout s’est déroulé normalement par la suite, jusqu’à nos jours. A preuve, les chiffres de la SONABEL montrent qu’à la date du 14 novembre 2011, la Compagnie ivoirienne d’électricité a fourni au Burkina Faso, 405 GWH d’énergie.

Dialogue constant

En référence au contrat de départ (400 GWH), le pays d’Alassane Ouattara respecte largement ses engagements, en cette année 2011. « Mais par rapport à nos besoins que nous avons exprimés en début d’année, il y a un léger déficit de 16%. D’ici à la fin de l’année, même si le déficit n’est pas résorbé, nous pourrons, de façon globale, améliorer les importations », a déclaré Venance Bouda. En somme, le directeur de la production et du transport de la SONABEL, estime qu’Ivoiriens et Burkinabè ont toujours collaboré dans la transparence depuis l’effectivité de l’interconnexion entre les deux pays. « La partie ivoirienne a toujours été compréhensive, lorsque nous lui exposons nos besoins. S’ils (les Ivoiriens) sont en difficulté, ils nous le font savoir. Au début de chaque semaine, la CIE nous envoie un programme et la SONABEL prend des dispositions, en cas de déficit d’importation », a-t-il ajouté. Ainsi, fonctionne donc l’interconnexion entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Grâce à elle, la liaison électrique Bobo-Dioulasso-Ouagadougou a facilité l’électrification de cinq localités, le long du tronçon. En outre, le directeur de la production et du transport de la SONABEL estime que l’importation d’électricité des pays qui en disposent assez, est moins onéreuse et en même temps, comme dans le cas entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, renforce les relations entre les nations. « Lorsque vous êtes dans un grand réseau, il y a une grande stabilité. Car en cas de défaillance, il y a un réseau qui peut isoler les parties en défaut de façon systématique, afin de laisser le reste fonctionner », a résumé Venance Bouda sur l’importance d’une multiplication des interconnexions avec les pays de la sous-région.

Sié Simplice HIEN

Sidwaya

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