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Institutions de microfinance : Un système alternatif touchant les couches sociales défavorisées

L’Association professionnelle des institutions de microfinance au Burkina Faso (APIM/BF) a tenu sa 7e assemblée générale ordinaire, le vendredi 30 avril 2010 à Ouagadougou. Présidée par le conseiller technique du ministère de l’Economie et des Finances, Justin Jean-Baptiste Bouda, il s’est agi de faire le bilan des activités de 2009 et de programmer celles de 2010.

L’Association professionnelle des institutions de micro- finance au Burkina Faso (APIM/BF) a été créée le 28 juin 2002 et a pour mission de défendre les intérêts matériels et moraux de la profession et d’offrir à ses membres des services de capacités et d’organisation.

Dans ce cadre, depuis sa création, ses instances statutaires se réunissent régulièrement, d’où la tenue de la 7e assemblée générale ordinaire, le vendredi 30 avril 2010 à Ouagadougou. Il s’est agi de soumettre à l’appréciation de ses membres, le bilan de l’année écoulée.

Comme réalisations majeures de 2009, l’APIM/BF a tenu régulièrement des réunions statutaires. A cet effet, la 6e assemblée générale a connu le renouvellement de ses instances dirigeantes et l’adhésion de trois nouveaux membres. Elle a également contribué à la réalisation des études lancées par le programme AFR 017 de Lux-développement portant sur le contrôle interne, le contrôle externe des Systèmes financiers décentralisés (SFD) et la pérennisation des associations professionnelles de la zone UEMOA.

L’APIM/BF a en outre, contribué au renforcement des capacités de ses membres et des acteurs du secteur et à la promotion des pratiques optimales à travers les ateliers de formation au montage et à l’analyse des dossiers de crédit, à l’analyse financière des SFD et à la mesure et au contrôle des impayés, etc…

Au total, 335 personnes ont été formées. Au-delà de ses acquis, quelques difficultés vécues en 2009 interpellent les membres à redoubler d’effort et à se mobiliser autour des grands chantiers que l’association compte mener en 2010.

« L’adoption de la loi n°023-2009/AN du 14 mai portant réglementation des SFD et l’entrée en vigueur depuis janvier 2010, du référentiel comptable spécifique aux SFD nous conduisent vers de nouveaux comportements dont celui de la professionnalisation de nos institutions », a déclaré le président du conseil d’administration de l’APIM/BF, Mahamadou Ouédraogo.

Il a rassuré les membres des dispositions prises par leurs partenaires tels que l’Etat, la Banque centrale, les Partenaires techniques et financiers (PTF) pour les accompagner. Des concertations et des moyens sont déjà mis en œuvre pour juguler les difficultés que rencontrent les SFD.

Un comité d’éthique et de déontologie

Pour 2010, l’association entend organiser, en collaboration avec le ministre de l’Economie et des Finances, la semaine nationale de la microfinance et mener une étude de faisabilité pour la mise en place d’une centrale d’échange d’informations.

Elle veut aussi élaborer un plan national d’une étude sur les prises de garantie des institutions de microfinance. Elle compte par ailleurs, révisé ses textes de base, mettre en place un comité d’éthique et de déontologie et poursuivre les échanges avec la société Inova pour l’opérationnalisation d’une plate-forme intégrée de monétique au profit des institutions de microfinance membres etc.

Le conseiller technique du ministère de l’Economie et des Finances, Justin Jean-Baptiste Bouda, patron de la cérémonie, a souligné que la microfinance partout dans le monde et particulièrement en Afrique, a fait la preuve de son efficacité en tant que système alternatif d’intermédiation capable de toucher les couches sociales défavorisées et suscite une adhésion populaire massive. Au vu de l’apport du secteur de la microfinance dans le financement de l’économie nationale, le gouvernement place désormais ce secteur au cœur de sa stratégie de lutte contre la pauvreté.

« Le ministère de l’Economie et des Finances suit avec une attention particulière l’évolution des performances de ce secteur au Burkina Faso », s’est-il réjoui. Ainsi, à la date du 31 décembre 2009, le ministère a relevé 1 108 333 membres (clients directs ou sociétaire) 71 821 966 590 F CFA d’épargne collectée, 67 816 495 029 F CFA d’encours crédits et 450 structures autorisées à exercer toutes catégories confondues.

Au regard de ses résultats, il reste convaincu que la nouvelle loi portant réglementation des SFD va créer un environnement favorable au développement de la microfinance au Burkina Faso. En ce qu’elle permettra d’améliorer l’efficacité des institutions de microfinance, de professionnaliser le secteur et de faciliter l’application uniforme de la réglementation pour les autorités de contrôle.

M. Bouda a invité l’APIM à participer aux rencontres de concertation qu’entreprendra le ministère de l’Economie et des Finances avec chaque secteur avant la rencontre annuelle gouvernement-secteur privé, l’association doit également prendre part à la 2e édition de la Semaine nationale de micro-finance, ainsi qu’à la 3e rencontre annuelle de concertation, des acteurs du secteur de la microfinance que la direction de la microfinance organise, cette année.

Mariam OUEDRAOGO

Source : sidwaya.bf

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