La structure du panier de l’Indice des Prix à la Consommation (IPC), définie à la suite de l’enquête sur les dépenses de consommation de 1996, ne reflète plus suffisamment les habitudes de consommation actuelles des ménages en raison des modifications des habitudes liées à l’apparition de nouveaux biens. D’où la nécessité de son actualisation en cours.
Dans les pays membres de l’UEMOA, la dernière enquête sur les dépenses des ménages ayant permis le calcul des pondérations de l’indice base 1996, remonte à l’année 1996. Or, depuis cette date, la structure de la consommation dans ces pays a profondément changé, de nouveaux produits sont apparus comme le téléphone mobile, de nouveaux comportements se sont développés comme la prise de repas à l’extérieur du ménage. La nécessité est ainsi apparu de tenir compte de tous ces changements dans le calcul des indices, notamment l’IPC(Indice des Prix à la Consommation) étant entendu que la construction d’un indice exige le maintien de façon constante dans le temps, des quantités unitaires de biens et services du panier tout en laissant évoluer leur prix, de sorte à refléter les changements que subit le prix d’un panier représentatif de biens et de services vendus dans le pays.
Rappelons que l’indice d’une variable (prix), c’est le produit par 100 du rapport de ses valeurs aux deux époques différentes dont l’une est choisie pour référence.
La Commission de l’Uemoa s’est ainsi engagée depuis 2007 dans le chantier de la rénovation de l’IHPC(Indice Harmonisé des Prix à la Consommation) avec comme année de base 2008 (référence) et qui, depuis juillet 2010 au Sénégal, a remplacé celui de 1996. Ce, en vue d’en préserver la comparabilité et la qualité statistique de cet indicateur, comme le rappelle l’Ansd (Agence nationale de la statistique et la démographie), qui prépare un atelier sur la question.
Tout en un
Statistique aux multiples usages, l’Indice des Prix à la Consommation des ménages (IPC), un des produits phares des Instituts nationaux de statistique (INS) particulièrement de l’Ansd(Agence nationale de la statistique et la démographie), est un instrument conçu pour mesurer l’évolution du niveau général des prix. Sa variation d’une année à l’autre correspond au taux d’inflation. L’IPC est ainsi l’outil qui permet de mesurer le niveau de l’inflation dans un pays.
Une forte inflation qui, rappelons-le, est un mouvement persistant à la hausse, au fil du temps, du prix moyen des biens et services, c’est-à-dire du « coût de la vie », détruisant la valeur des revenus et de l’épargne et pénalisant tout particulièrement les ménages qui ont un revenu fixe, entraîne par conséquent une réduction de l’offre de fonds pour les investissements et empêche ainsi, l’évolution favorable de la croissance économique et donc de l’emploi. Par contre, un taux d’inflation bas contribue à instaurer un climat favorable à de faibles taux d’intérêt et à des investissements productifs. Il stimule donc la croissance économique et donc la création d’emplois. C’est la raison pour laquelle, la maîtrise de l’inflation et le contrôle de sa volatilité préoccupent tant les autorités publiques ; car ils sont nécessaires à la création d’un environnement favorable à une croissance économique durable.
Par ailleurs, lorsque l’indice de prix à la consommation augmente, le pouvoir d’achat de la monnaie détenue par le consommateur moyen baisse. A contrario, quand l’IPC baisse, le pouvoir d’achat de la monnaie détenue par le consommateur moyen augmente et le consommateur moyen voit son pouvoir d’achat s’améliorer.
L’indice de prix à la consommation est souvent utilisé comme déflateur de certains indicateurs ou agrégats macroéconomiques nominaux pour l’obtention de leurs volumes. C’est le cas de l’indice du chiffre d’affaires dans le commerce et les services dans le cadre de l’élaboration des comptes nationaux trimestriels.
On voit là que l’IPC est un indicateur éminemment important à usages multiples.
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