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Inauguration du port sec : Après Ouagarinter, voilà Boborinter

Le chef de l’Etat, le président Blaise Compaoré a procédé, le vendredi 22 janvier 2010, à l’inauguration officielle de la Gare routière internationale de Bobo-Dioulasso et le port sec sur le site dudit ouvrage à la sortie Ouest de la ville de Sya. La cérémonie inaugurale a connu la présence des communautés portuaires de Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Bénin, du Togo et du gotha des hommes d’affaires du pays.

Ça y est. Le port sec de Bobo-Dioulasso a officiellement ouvert ses portails aux camions, aux wagons et autres citernes en transit ou à destination du Burkina. En partie du fait de l’appellation port sec (dans un pays sans littoral), le projet de la gare routière internationale de Bobo aura suscité beaucoup d’intérêt en dehors des milieux des affaires et des transporteurs.

Il a été initié par la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) pour offrir une plate-forme moderne et adéquate pour l’entreposage, l’importation et l’exportation des marchandises, l’accomplissement des formalités y relatives en un seul lieu.

Des infrastructures complémentaires sont prévues et Mme la vice- présidente de la CCI-BF, Alizèta Ouédraogo de TanAliz, représentant le président El Hadj Omar Kanazoé, a annoncé la réalisation prochaine d’un port franc (zone franche destinée aux PME exportatrices et les services d’accompagnement).

Elle a fait la genèse du projet qui a démarré en 1983 avec l’octroi d’un terrain de 120 hectares à l’intersection du futur boulevard périphérique de Bobo et la voie ferrée, dans le zone industrielle de Bobo-Dioulasso en vue d’y bâtir une gare routière internationale.

Plus de 20 ans après, le projet a finalement vu le jour et Mme Ouédraogo de saluer les efforts conjugués des hommes d’affaires, des partenaires techniques et financiers et des politiques qui ont concouru à sa concrétisation et invité les acteurs économiques à faire du port sec, un lieu privilégié pour le commerce. La vice-présidente de la CCI-BF a surtout relevé « l’implication personnelle du chef de l’Etat » et des bailleurs de fonds du projet.

En effet, c’est sur financement de la Banque Ouest Africaine de développement (BOAD) (2 500 000 000 de F CFA), un consortium de banques locales constitué autour de la BICIA-B (2 235 000 000 de F CFA) et la Chambre de commerce (1 150 000 000 de F CFA) que les travaux ont été réalisés. Aussi, la PDG de TanAliz a t-elle émis le vœu que le tronçon Bobointer-Camp Ouezzin Coulibaly-avenue Chalons en Champagne constituant le boulevard périphérique, soit bitumé à l’occasion du cinquantenaire de notre pays prévu pour être célébré dans la ville de Sya.

Le représentant des bailleurs de fonds a, à son tour, formulé leurs doléances. Daouda Berthé de la (BOAD) a exprimé une seule préoccupation : l’entretien et la maintenance des équipements pour ne pas compromettre les investissements consentis. Il s’est réjoui déjà des dispositions que la CCI-BF a prises dans ce sens en formant un personnel spécialisé tout en réitérant l’engagement des banquiers à accompagner la Chambre de commerce.

Le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Temai Pascal Benon a traduit au président du Faso la reconnaissance de ses administrés, heureux pour le joyau mis à leur disposition. M. Benon n’a pas tari d’éloges sur les retombées directes et indirectes escomptées de l’infrastructure et sur la justesse du choix porté sur Bobo-Dioulasso, ville-carrefour pour son érection.

Le chef de l’Etat a, pour sa part rendu un hommage appuyé « aux partenaires historiques » dans l’approvisionnement de notre pays à savoir, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin et le Sénégal, fortement représentés à la cérémonie inaugurale.

« L’absence de débouchés, a été un catalyseur de nos réflexions sur l’élaboration et l’application de mesures appropriées pour répondre efficacement aux enjeux de développement par la rationalisation, la sécurisation, la rentabilisation de notre système d’approvisionnement et d’exportation » a soutenu Blaise Compaoré.

La concrétisation du projet a été, selon lui, facilitée par le partenariat entre secteurs public-privé. Il a de ce fait, invité le gouvernement à offrir au secteur privé et à la CCI-BF, les appuis indispensables à la promotion de leurs activités. Convaincu du dynamisme des opérateurs économiques du Burkina Faso, le président du Faso a formulé le vœu que « cette magnifique infrastructure contribue à l’éclosion de nouvelles activités susceptibles de fortifier l’économie nationale ».

Mahamadi TIEGNA

Source : sidwaya.bf

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