Les travailleurs de l’Imprimerie nationale du Burkina (INB) vivent un calvaire sans fin depuis la privatisation de la société en 2001. Depuis février 2002, la dizaine de travailleurs rescapés de la compression n’a plus perçu de salaire du repreneur Tintin Ilboudo. C’est la débrouille au quotidien pour survivre et faire tourner la « boîte ». Depuis ce temps aussi, c’est la lutte contre la mise à mort programmée de la société dont l’Etat a fini par dénoncer le contrat de cession face à l’échec patent de la privatisation. Dans le désarroi, la poignée de travailleurs rescapés en appelle au Premier ministre actuel, qu’ils ont essayé de rencontrer à deux reprises sans succès, pour qu’il sauve le patrimoine de cette imprimerie, notamment les machines.
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