La Direction générale des impôts à Ouagadougou a connu une ambiance toute particulière en ce mardi 28 juin 2011. Et pour cause, les agents des impôts du Kadiogo, réunis sous la coupe unitaire du Syndicat national des agents des impôts et des domaines (SNAID), du Syndicat national des travailleurs des douanes (SYNATRAD), du Comité CGT-B du ministère en charge des finances (C-CGT-B/F), du Syndicat autonome des agents du trésor du Burkina (SATB), y sont en sit-in pour réclamer la satisfaction de leur plateforme minimale. Celle-ci comporte trois points, notamment l’amélioration de la consistance du fonds commun, la relecture des critères d’allocation de la prime de rendement et des réponses satisfaisantes aux revendications de la plateforme adressée au ministre burkinabè de l’Economie et des finances, Lucien Marie Noël Bembamba, depuis le 22 février 2010.
Les agents des impôts du Kadiogo disent avoir entamé ce sit-in de trois jours pour protester contre leurs conditions précaires de vie et de travail. «Nous réclamons une attention toute particulière sur nos conditions financières et à l’équipement de la direction générale des impôts en outils de travail», a expliqué le secrétaire général du SNAID/Kadiogo, Larba Jean Kalkoumdo. «Si après ces trois jours nous ne sommes pas satisfaits, nous utiliserons tous les voies et moyens nécessaires afin d’obtenir gain de cause», a signifié M. Kalkoumdo. «Souvent, beaucoup d’agents n’ont même pas de calculatrice pour vérifier les impôts, de plus, ils sont souvent obligés d’utiliser leurs téléphones portables pour joindre les contribuables afin qu’ils viennent payer l’impôt pour le compte de l’Etat», s’est-il indigné.
Selon lui, étant donné que les directions des impôts sont à même de mobiliser une importante partie des recettes de l’Etat, des mesures conséquentes doivent accompagner ces agents, d’où la plateforme minimale qu’ils ont adressée à leur ministre de tutelle depuis février 2010. Ces revendications, il faut le rappeler, portent sur trois points essentiels, en l’occurrence l’amélioration du fonds commun à travers la relecture des sources d’alimentation avec effet immédiat, la relecture des critères d’allocation de la prime de rendement et ce à partir de 75% de réalisation des prévisions et des réponses satisfaisantes à la plate forme adressée en février dernier.
N’ayant pas pu avoir accès aux locaux de la direction qui étaient hermétiquement fermés, nous n’avons pas pu avoir le son de cloche des responsables. Il faut noter que dans les autres grandes villes du Burkina Faso, des mouvements similaires au sit-in de Ouagadougou ont été organisés par les agents des impôts, selon une source jointe au téléphone.
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