Le Réseau national de la lutte anticorruption (Ren-Lac) a tenu sa 11e assemblée générale ordinaire à son siège à Ouagadougou le 28 mai 2011. Il a procédé, au cours de cette rencontre, au lancement des rapports 2008 et 2009 sur l’état de la corruption au Burkina Faso et à l’attribution du Prix de la lutte anticorruption (PLAC), édition 2010.
Le rapport 2008 sur l’état de la corruption au Burkina a procédé à un regroupement des différents services en secteurs d’activité. Le ministère de l’Economie et des Finances vient en tête de ce classement : Douane, Impôts, Trésor, Marchés publics, Direction de la Solde et de l’Ordonnancement.
Le ministère est suivie de celui de la Sécurité. Police municipale, Police nationale. En 3e position, on a le département de l’Administration territoriale : mairies, administration publique. Suivent ces ministères, par ordre : Santé (4e) ; l’Enseignement secondaire, supérieur (7e) et la Défense (Gendarmerie) en 8e position.
Le classement des catégories d’agents dans la hiérarchie administrative en 2008 donne : membres du gouvernement (1er), agents d’éducation (1er ex.) ; députés/élus municipaux (3e) et cadres (4e).
Quant au rapport 2009, il a fait le classement par service et la douane qui est fidèle à son poste au premier rang suivie respectivement par la Police municipale, la santé, les impôts, la mairie, les marchés publics, la justice, l’enseignement secondaire, supérieur, le Trésor public, la Gendarmerie, l’administration publique, l’enseignement primaire, les sociétés d’Etat et l’Action sociale.
Au nombre des causes perçues, on peut citer l’urgence du besoin de services, l’analphabétisme, les bas salaires, l’impunité, la faible conscience professionnelle, la cupidité…
Après la présentation de ces rapports, le président du jury du prix de lutte anticorruption (PLAC) édition 2010, Bèssolè René Bagoro, secrétaire général du Syndicat des magistrats burkinabè, a rendu son verdict : 3e prix : Paul Miki Roamba pour son article intitulé “Congrès extraordinaire du CDP : plus de 100 véhicules “fonds rouges à la maison du Peuple”, publié dans le journal le Reporter du 15 au 31 août 2010. Il a empoché 250 000 FCFA.
Le deuxième prix a été remporté par Idrissa Nogo pour une série d’articles traitant des malversations financières et de détournements à la Direction régionale de la santé du Sahel, au District de Manga et au District sanitaire de Saponé, publiés dans le journal Sidwaya respectivement du 27 janvier, du 30 mars et du 2 au 4 juillet 2010.
Le 1er Prix a été attribué à Boureima Ouédraogo pour cinq articles sur un “deal mafieux” de 9 milliards de F CFA entre la BCB et Mégamonde publiées dans le journal le Reporter du 14 janvier, du 1er au 14 mars et du 15 au 30 novembre 2010. Le récipiendaire a reçu 500 000 F et un trophée .
Abdou Karim Sawadogo
Lobservateur




