Exit donc Moussa Traoré de la tête de la direction générale du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (Siao). L’homme n’aura organisé qu’une seule édition, la 12e, de cet important événement, qui s’est tenue du 29 octobre au 7 novembre 2010. A l’heure du bilan, il semble s’être mêlé les pinceaux. La polémique née à la suite du document qu’il a présenté lui a visiblement été fatale.
Même si la décision gouvernementale le remplaçant par Abdoulaye Zongo à la tête du Salon ne précise pas les raisons de son limogeage, l’opinion publique nationale est convaincue que cette histoire de double financier a sérieusement ruiné le capital confiance de Moussa Traoré.
Toujours dans le même département en charge du Commerce, le désormais ex-directeur général de l’Agence nationale de promotion des exportations (Apex) a également fait les frais d’une note d’inspection de l’Autorité supérieure de contrôle de l’Etat (Asce). Il y avait des choses à reprocher à sa gestion. Apparemment, il n’est pas arrivé à convaincre du contraire. Et le couperet lui est tombé dessus. C’est à Sibiri Sanou que revient la lourde charge de mettre en œuvre la nouvelle politique du gouvernement burkinabè sur la promotion des exportations.
La valse des cadres n’a pas seulement touché ceux du ministère du Commerce. Au ministère des Affaires étrangères, on continue de changer les ambassadeurs du Burkina Faso à l’extérieur. C’est ainsi que le remplaçant de Salif Diallo, comme ambassadeur du Burkina à Vienne en Autriche, est désormais connu, en la personne de Paul Robert Tiendrébéogo. Par contre, on attend toujours de connaître le ou la diplomate qui occupera le fauteuil laissé par Juliette Bonkoungou à la représentation diplomatique du «Pays des hommes intègres» au Canada.
Fasozine




