Un atelier d’information sur les opportunités de fournitures de biens et services miniers s’est tenu le vendredi 2 juillet dernier à Ouagadougou, à l’initiative de la compagnie canadienne Essakane S.A.
Le saviez- vous ? L’or est devenu le premier produit d’exportation du Burkina en 2009 avec 11,642 tonnes pour des recettes estimées à 177 milliards de F CFA.
Pour le vice-président de la Chambre de commerce et d’Industrie, Lassiné Diawara, l’époque de l’or blanc (entendez par là, le coton) est révolue, puisque pour la même année, il a rapporté 121 milliards de F CFA de recettes d’exportation. Dans cette ère nouvelle, le secteur privé burkinabè semble être resté sur le quai. Il est que le secteur minier exige (et cela est connu de tous) des investissements lourds qui ne sont peut-être pas à la portée des entreprises.
Mais, comme l’a reconnu le P-DG de la compagnie Essakane S.A, Charles Taschereau, le Ghana est l’exemple le plus proche où la fourniture locale de biens et services pour les sociétés minières est assez développée. Pourquoi un entrepreneur burkinabè ne fournirait-il pas du pain, des fruits, de l’eau minérale, etc. à une compagnie minière ? L’atelier d’information a certainement permis de combler une lacune, l’absence d’informations avec les échanges qui ont eu lieu sur le secteur minier burkinabè, les principaux intervenants, la chaîne de valeur minière, etc. Les contraintes, les exigences et standards de la fourniture de biens et services miniers ont été également présentés aux entreprises burkinabè.
Présent à la cérémonie d’ouverture, le consul du Canada au Burkina, Conrad Bedard, a indiqué que l’initiative de la société Essakane S.A (compagnie canadienne) entrait en droite ligne du concept de Responsabilité sociale des entreprises (RSE) qui vise à promouvoir des pratiques socialement responsables des entreprises canadiennes tant dans leur pays qu’à l’étranger. Et c’est l’axe économique qui a été mis en avant dans cette démarche parce qu’il s’agit avant tout, de faire profiter aux entreprises locales des opportunités d’affaires du secteur minier. Dans ce sens, il a annoncé que la section commerciale de l’ambassade du Canada est disposée à fournir les informations sur le secteur minier surtout pour les entreprises qui souhaitent nouer des partenariats avec des fournisseurs canadiens de biens et services. Le consul canadien est convaincu d’une chose : « une plus grande contribution du secteur minier au développement du Burkina passe par une plus grande implication de l’ensemble des acteurs économiques ».
Par Dayang-ne-Wendé P. SILGA
Source : lepays.bf




