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Fourniture d’électricité à l’approche de la période de pic : Les problèmes ne seront pas comme en 2011

A l’approche de la redoutable période de pic dans la demande en électricité, le ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie, L. Salif Kaboré, fait montre d’un optimisme tempéré. «L’homme propose mais la technique dispose», a-t-il prévenu lors du point de presse du gouvernement d’hier, jeudi 15 mars 2012. Autres invités de ce rendez-vous hebdomadaire de l’Exécutif avec les hommes de médias : le nouveau ministre des Droits humains et de la Promotion civique, Albert Ouédraogo, et le titulaire du portefeuille de la Communication, Alain Edouard Traoré.

D’entrée de jeu, le ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie, Lamoussa Salif Kaboré, a d’abord annoncé l’introduction prochaine d’un projet code minier. Celui-ci «visera à maximaliser les avantages pour les communautés locales et l’Etat, et à assurer un développement harmonieux durable», a-t-il indiqué, avant d’égrener les retombées indéniables de l’exploitation aurifère dans notre pays : «127 milliards de francs CFA en 2011 en termes de recettes fiscales, 5 000 emplois permanents, 9 000 emplois directs, et 30 000 emplois indirects, sans compter l’émergence d’une classe moyenne autour des mines».

Autre impact positif de ce boom minier, «l’ouverture, bientôt, d’une école des mines à Fada N’Gourma».
Pour la disponibilité en énergie à l’approche de la redoutable période de pic de la demande en électricité, le ministre Kaboré s’est montré confiant aux investissements techniques non sans compter sur la Providence divine : «La Côte d’Ivoire a promis de nous fournir au moins 50 mégawatts, l’Etat a décidé de prolonger la location de groupes. Même s’il y aura des problèmes, ce ne sera pas comme en 2011, s’il plaît à Dieu».

Quant au ministre de la Communication, il s’est appesanti sur la politique nationale de communication (PNCOM) dont les principaux objectifs sont : «assurer l’accès des populations aux moyens de communication, assurer la prise en compte de la communication dans les programmes, projets et les politiques de développement, créer un environnement juridique et institutionnel favorable au développement du secteur, et renforcer le professionnalisme des acteurs du secteur en matière de communication».

D’une période de mise en application allant de 2012 à 2021, la PNCOM sera dotée d’une enveloppe de 17 milliards de francs CFA, pour, entre autres, l’achat d’équipement, le renforcement des capacités des acteurs et l’appui aux médias privés.
Dans la perspective de sa mise en œuvre, trois projets de loi sont déjà ficelés pour leur acheminement sur le bureau de l’Assemblée nationale. L’un d’entre eux porte sur «la suppression des peines privatives de liberté» contre les journalistes, a annoncé Alain Edouard Traoré. Entendez par-là «la dépénalisation des délits de presse», une des grandes revendications des hommes de médias.

Il a aussi invité les «gardiens de l’Etat de droit» à faire de «l’objectivité, de l’équité et de l’équilibre dans le traitement de l’information» le saint Graal de leur profession.

Pour sa première participation à ce rendez-vous hebdomadaire en tant que ministre des Droits humains et de la Promotion civique, Albert Ouédraogo a décliné les grandes orientations de son département : faire de la famille, des écoles, des collèges, des lycées, et du secteur informel, des foyers de diffusion de l’instruction civique.
«De plus en plus, les Burkinabè deviennent intolérants», a-t-il constaté avant de pointer du doigt «la génération de 1984, car qui dit révolution dit violence».
Alors, pour inculquer les réflexes civiques à toutes ces brebis égarées, le Pr Albert, comme on l’appelle, tend la carotte de la sensibilisation d’une main, et brandit le bâton de la coercition de l’autre.

Alain Saint Robespierre | Lobservateur.bf

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