Dans le cadre de l’exécution de son programme d’activités, le Club des hommes d’affaires franco-burkinabè a organisé le 24 novembre 2011 un débat au tour du thème « La problématique du financement des économies de l’UEMOA : cas du Burkina Faso ». Pour l’occasion, le Club, conduit par Eddie Komboïgo, a pu s’informer sur la situation et les entraves liées au financement des économies, d’où la présence du directeur national de la BCEAO, Bollo Sanou, et d’autres responsables d’institutions financières.
Tous les mois, le Club des hommes d’affaires franco-burkinabè organise une séance de débat autour d’un thème choisi dans l’intérêt des hommes d’affaires. Pour le mois de novembre, les membres du Club se sont donné rendez-vous afin de faire connaissance avec la problématique du financement des économies dans l’espace UEMOA. Ils ont donc choisi pour thème « La problématique des financement des économies de l’UEMOA : cas du Burkina Faso ». Afin de décortiquer un tel thème, les responsables du Club franco-burkinabè des hommes d’affaires se sont attaché les services de grands noms de la finance burkinabè, notamment Bollo Sanou, directeur national de la BCEAO, Léopold Ouédraogo, directeur national de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) et Lorcendy Traoré, membre de l’Association des professionnels des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-B). Tour à tour, les trois panélistes ont peint le tableau du financement de l’économie au Burkina. Pour le président du Club des hommes d’affaires franco-burkinabè, Eddie Komboïgo, elles sont nombreuses les sociétés qui disposent de projets mais manquent de financement pour que cela puisse devenir une réalité. Telle est la problématique du débat. Il y avait donc besoin de mettre face à face les banquiers et les hommes d’affaires afin que la question soit discutée et que des solutions soient trouvées. Il ressort donc des différents exposés que des sources de financement existent mais le problème de leur accessibilité se pose. De plus de la dizaine de banques existantes, les hommes d’affaires ont reconnu que les taux restent encore élevés. A ce titre, le directeur national de la BCEAO, Bollo Sanou, a interpellé les banques et établissements financiers quant à leur responsabilité dans la promotion du financement des économies. Il les a invités à proposer aux hommes d’affaires des taux encore plus attrayants. Pour lui, le financement des économies permet de booster le développement et de créer beaucoup plus d’emplois. Les banques peuvent donc surmonter les contraintes existantes pour aider au développement, a aussi ajouté Bollo Sanou. Sur la question qui fait couler beaucoup d’encre et de salive, à savoir la dévaluation du F CFA, le directeur national de la BCEAO rassure que les fondamentaux de l’espace sont suffisamment solides et par conséquent, il n’y a pas de raison de penser à la dévaluation. Les opérateurs ont donc été rassurés et peuvent investir en toute quiétude. A la fin des débats, le président du Club, Eddie Komboïgo, s’est réjoui de la qualité des échanges qui ont permis que la réflexion se poursuive.
Aimé NABALOUM
Le Pays




