Il s’est tenu le jeudi 28 juillet 2011 à Bobo-Dioulasso, la première édition de la bourse de banane qui a réuni plusieurs acteurs de la table filière banane. Cette bourse de banane a permis aux acteurs de réfléchir sur les axes pouvant rendre plus compétitive la filière banane. Au cours de la cérémonie d’ouverture, la direction régionale de l’Agriculture et de l’Hydraulique des Hauts- Bassins représentée par Clément Combasséré, a lancé officiellement le concours du meilleur producteur et du meilleur mûrisseur.
Composée de la Fédération nationale de banane, de producteurs, bref de tous ceux qui oeuvrent dans la filière banane, cette bourse de la table filière banane, tenue le 28 juillet 2011 à Bobo-Dioulasso, a été initiée par les acteurs eux-mêmes avec l’appui des partenaires financiers comme la DYFAB (Dynamisation de la filière agricole burkinabè) et de ceux techniques comme le CIPAM. La bourse se voulait un cadre d’échanges, de partage d’expériences en vue d’inscrire la table filière banane comme une composante essentielle de l’économie nationale. De l’avis du président du conseil d’administration (PCA) de la table filière banane (TFB), Abel W. Bagré, cette première édition de la bourse de banane a été une opportunité d’affaires car ayant réuni tous les acteurs intervenant dans le domaine. Elle a été le lieu pour les producteurs d’échanger directement avec leurs partenaires, d’exposer les contraintes liées à la production d’où la présence du CIPAM, un partenaire spécialisé dans l’encadrement technique de l’agriculture. Dieudonné Ouédraogo, représentant de l’Etat, a encouragé les acteurs à maintenir le cap qui consiste à faire de la filière banane un moyen de lutte contre la pauvreté. « Nous vous traduisons notre soutien à cette filière, car elle constitue un modèle de réussite au niveau des filières porteuses », a rassuré le représentant du gouvernement. Il a souhaité aux participants, une ouverture d’esprit dans les échanges afin de mieux partager les difficultés vécues collectivement et individuellement et de trouver des solutions à la filière. Le représentant du directeur régional de l’Agriculture et l’Hydraulique des Hauts- Bassins, Clément Combasséré, a estimé que cette première édition de la bourse de banane est un point de départ de réorganisation de la filière pour répondre aux attentes des acteurs. Nonobstant les exigences naturelles, le représentant du DR de l’Agriculture a soutenu que l’appui du gouvernement burkinabè et des partenaires a permis à la filière de prendre une importance ces dernières années. C’est pourquoi Clément Combasséré a encouragé les acteurs à faire de la bourse de banane une tribune des affaires pour tisser des relations concourant au bien-être de la filière. En rappel, le Burkina produit 20 mille tonnes de banane par an sur une superficie totale de 1000 hectares, d’où la nécessité de recadrer cette filière de sorte qu’elle constitue une base de l’économie, un produit d’exportation. Par la suite, M. Combasséré a officiellement lancé le concours national du meilleur producteur et du meilleur mûrisseur. Ce concours, est d’une valeur de 10 millions de F CFA, et permettra de primer cinq meilleurs producteurs et cinq meilleurs mûrisseurs. Il est aussi simple émulation des producteurs pour encourager la production de quantité, de qualité et l’application des techniques de mûrissement des bananes.
Josias Zounzaola DABIRE
Le pays




