L’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), dans son rapport de 2010-2011 fait au premier ministre le 29 décembre, relève des difficultés aussi bien dans l’attribution des marchés que dans leurs exécutions. Ainsi de nombreux chantiers de plus de 270 milliards sont en difficulté et risquent même de ne pas aboutir.
L’évaluation de l’exécution des marchés publics au Burkina Faso n’est pas reluisante. Selon le premier ministre Luc Adolphe TIAO, beaucoup de chantiers de plus de 270 milliards de FCFA sont heurtés à de nombreuses difficultés et risquent de ne pas aboutir. Cette situation malheureuse est due selon le chef du gouvernement burkinabè, à la manière dont ces marchés sont attribués et aussi à la mauvaise foi des entreprises contractantes.
Dans la foulée, le directeur général de l’ARMP, Justin Jean Baptiste BOUDA déplore dans son rapport « la persistance des mauvaises pratiques dans la gestion des marchés publics et les nombreuses résiliations du contrat qui grippent le développement économique et infrastructurel du pays. » Aussi a-t-il relevé « quelques fraudes qui ont entrainé l’exclusion d’entreprises des marchés publics. »
Cependant, le système de gestion des marchés publics a connu en 2010 une nette amélioration des indicateurs. « Le pourcentage des marchés conclus dans le délai de validité des offres est passé de 10,52 % en 2009 à 59,85 % en 2010 » à en croire Justin Jean Baptiste BOUDA. En outre l’attribution des marchés selon la procédure du gré à gré représente 4,64 % des marchés publics contre 8,83 % en 2009.
Malgré ces efforts de l’ARMP pour assainir le secteur, le premier ministre exige plus de transparence et d’équité en la matière. Pour lui, « la bonne gouvernance dans le domaine doit être de rigueur » et l’ARMP, jouissant d’une grande autonomie doit appliquer à la lettre les textes afférents au marchés publics.
Dramane GUENE
RTB




