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Evolution des risques sur la stabilité financière de l’UMOA : Des positions claires et signaux forts attendus

Avec la situation de retour de la paix en Côte d’Ivoire, les autorités de l’union veulent mettre des gardes fous pour parer à d’éventuels dysfonctionnements. C’est ainsi qu’elles ont suggéré au Comité de stabilité financière de l’Umoa d’adopter des positions claires et émettre des signaux forts à l’endroit des populations et des décideurs.

Le Comité de stabilité financière (Csf) dans l’Union monétaire ouest africaine (Umoa) est invité à adopter des positions claires et émettre des signaux forts à l’endroit des populations et des décideurs. Cet appel a été lancé hier, jeudi 30 juin à l’ouverture de sa 2ème session au siège de la Bceao à Dakar, par son président M. Jean Baptiste Compaoré.

Cette invite découle de la surveillance rapprochée que le Csf-Umoa exerce sur l’évolution des risques qui pèsent sur la stabilité financière de l’Union. Ce devra l’amener à prendre en charge efficacement les problèmes de nature macroprudentielle que les événements de Côte d’Ivoire ont pu introduire dans l’espace.

Le président du Csf a fait savoir que ces problèmes ont notamment trait aux contrecoups sur la qualité des actifs de l’ensemble des institutions financières en Côte d’Ivoire, les résultats financiers de l’année 2011 et des exercices à venir, le fonctionnement du marché des titres publics, ainsi que la situation financière des compagnies d’assurance et des caisses de retrait. M. Compaoré a souligné que la présente session du Csf dans l’Umoa intervient dans un contexte particulier. En effet, a-t-il souligné, « le système financier régional a été confronté au choc majeur qu’a constitué la crise post-électorale en Côte d’Ivoire ».

Devant la mission d’assurer une stabilité financière, les autorités de l’union ont estimé que les défis à relever dans ce cadre requièrent de la part du comité une vigilance particulière afin de parer à toute éventualité. C’est pourquoi, a souligné le président du Csf, un point spécifique est inscrit à l’ordre du jour de cette session afin de permettre des échanges de vues sur les impacts de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire sur le système financier de l’Union.

A son avis, l’action du comité de stabilité financière devrait concourir à contenir les risques susceptibles de nuire à la stabilité de l’ensemble du système financier. Il a rappelé que lors de la première session du comité, tenue en octobre 2010, il a été souligné « la nécessité de prendre les dispositions en vue du développement d’outils spécifiques de surveillance macroprudentielle, à la mesure des défis auxquels nous faisons face ».

A cet égard, a poursuivi le président du Csf, l’élaboration d’une cartographie des risques à caractère systémiques avait était érigée au rang de priorité pour la conduite efficace des missions du comité. Avant de rappeler : « nous avions également retenu de procéder à un affinement des indicateurs macroprudentiels que le Groupe d’experts, chargé d’assister le comité, nous avait soumis ». Pour lui, l’exécution de cette action devait prendre en compte la nécessité de privilégier le choix d’indicateurs de nature à contribuer à la détection et au suivi des risques systémiques.

sudonline.sn

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