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Etat de la corruption 2010 : Le Burkina Faso recule mais reste le moins corrompu de l’espace UEMOA

L’ONG Transparency International a procédé ce mardi 26 octobre à Berlin à la publication de son rapport annuel sur la corruption.

Pour cette nouvelle année le Burkina Faso recul de 19 places, passant de la 79e en 2009 à la 98e. Signe que le mal prend du terrain malgré les efforts notés ces dernières années.

Malgré ce recul, le Burkina Faso reste au 1er rang des pays les moins corrompus de l’UEMOA.

Le classement de l’espace UEMOA

Rang UEMOA Pays Rang Mondial IPC 2010
1 Burkina Faso 98 3,1
2 Sénégal 105 2,9
3 Bénin 110 ex 2,8
4 Mali 116 2,7
5 Niger 123 2,6
6 Togo 134 ex 2,4
7 Côte d’ivoire 146 ex 2,2
8 Guinée Bissau 154 ex 2,1

Selon Transparency International, l’Indice de perception de la corruption 2010 montre que près des trois quarts des 178 pays de l’indice ont
un score inférieur à 5, sur une échelle allant de 10 (haut niveau d’intégrité) à 0 (haut niveau de corruption). Ces résultats illustrent la gravité du problème de la corruption.

Pour relever ces défis, il est nécessaire que les gouvernements mettent en place des mesures anti-corruption dans toutes les sphères, depuis leurs réponses à la crise financière et au changement climatique jusqu’aux engagements de la communauté internationale à éradiquer la pauvreté.

Transparency International plaide pour une mise en oeuvre plus stricte de la Convention des Nations Unies contre la Corruption, la seule initiative internationale offrant un cadre permettant de mettre fin à la corruption.

Ouèmatou

Burkinapmepmi.com


PRÉSENTATION DE LA MÉTHODOLOGIE

L’Indice de Perception de la Corruption (IPC) est un indice composite qui rassemble des données issues de sources couvrant les deux dernières années. L’IPC 2010 inclut donc des enquêtes publiées entre janvier 2009 et septembre 2010.

SOURCES DE DONNÉES:

• L’IPC 2010 est calculé à partir de données issues de 13 sources provenant de 10 institutions indépendantes. Toutes ces sources mesurent le degré général de corruption (fréquence et/ou importance des pots-de-vin) dans l’administration publique et la classe politique. Toutes les sources fournissent également un classement des pays, c’est-à-dire qu’elles comprennent une évaluation de plusieurs pays.

• L’évaluation du degré de corruption dans les pays/territoires est effectuée par deux groupes : des experts vis-à-vis de ce pays, à la fois résidents et non-résidents de ce dernier, et des chefs d’entreprises. Dans le cadre de l’IPC 2010, les sept sources suivantes ont fourni des données basées sur des analyses d’experts : la Banque Africaine de Développement, Banque Asiatique de Développement, Fondation Bertelsmann, Economist Intelligence Unit, Freedom House, Global Insight et la Banque Mondiale. Trois sources pour l’IPC 2010 reflètent les évaluations par les chefs d’entreprise résidents de leur propre pays : l’IMD, Political and Economic Risk Consultancy et le Forum Économique Mondial.

• Pour les sources de l’IPC qui sont des enquêtes, et dont plusieurs années de la même enquête sont disponibles, les données des deux dernières années sont prises en compte.

• Pour les sources qui indiquent des scores fournis par des experts (agences de risques/analystes des pays), seule la dernière publication de l’évaluation est prise en compte, étant donné que ces scores sont généralement revus par des pairs, et varient très peu d’année en année.

ÉTAPES DE CALCUL DE L’IPC:

1. La première étape pour calculer l’IPC consiste à standardiser les données fournies par les différentes sources (c’est-à-dire, les traduire sur une échelle commune). On utilise pour ce faire la méthode des percentiles. Cette technique utilise les classements établis par chacune des sources individuelles. Cela est utile pour combiner des sources dont la répartition est différente. Même si cela entraine une perte d’information, cette technique permet en revanche que tous les scores rapportés restent dans les limites de l’IPC, c’est-à-dire compris entre 0 et 10.

2. La seconde étape consiste à effectuer une « béta-transformation » des scores standardisés. Cela augmente l’écart-type entre tous les pays de l’IPC et permet de différencier plus précisément les pays qui semblent obtenir des scores similaires.

3. Enfin, les scores IPC sont déterminés en établissant la moyenne de toutes les valeurs standardisées pour chaque pays.

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