Un séminaire national de sensibilisation sur le droit de reproduction par reprographie se tient à Ouagadougou depuis ce jeudi 7 avril 2011. Organisé par le gouvernement burkinabè, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et la Fédération internationale des organismes gérant les droits de reproduction et de reprographie (IFRRO), cette rencontre vise à apporter des éclairages nécessaires sur les différents aspects du droit de reproduction par reprographie et à renforcer la protection du droit d’auteur sur les œuvres littéraires et artistiques au Burkina Faso.
Le secteur de l’industrie intellectuelle et artistique constitue une part importante dans l’économie émergente au niveau mondial. C’est ce constat qui a conduit le Burkina Faso à s’engager dans l’adoption de textes qui organisent l’environnement juridique de la protection des œuvres de l’esprit. Cette initiative est d’autant plus salutaire que l’avènement des nouvelles technologies a favorisé la prolifération de la copie illégale par téléchargement, stockage de données, photocopie, numérisation sur CD ou DVD, etc.
C’est dans cette logique que le Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA), conforte son engagement à préserver l’exploitation des œuvres littéraires, surtout dans les secteurs de l’éducation et de la recherche, tout en permettant aux auteurs et éditeurs de jouir de leur droit.
La structure dirigée par Balamine Ouattara, organise, pour ce faire, une gestion collective, puis redistribue entre 200 à 300 millions de francs CFA de droits d’auteurs par an. Ce qui fait du Burkina Faso, selon les responsables de ce secteur, un exemple dans l’évolution de l’industrie intellectuelle.
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