Comment devenir expert-comptable à partir des formations offertes par l’Institut supérieur d’informatique et de gestion (ISIG), c’est l’un des thèmes majeurs de la soirée d’échanges qui a eu lieu le jeudi 24 juin dernier au sein de l’établissement.
Face aux étudiants inscrits en master de comptabilité-contrôle-audit (qui a été homologué par le CAMES en novembre 2009), il y avait le patron de l’ISIG, Isidore Kini et le président de l’Ordre national des experts-comptables et comptables agrées du Burkina (ONECCA-BF), Siaka Traoré. En 2007, les deux entités signaient une convention pour mettre en route cette filière. L’occasion était pour le fondateur de l’ISIG de revenir sur la philosophie de cette démarche dans la formation de cadres de haut niveau pour le Burkina. Pour sa part, Siaka Traoré a félicité les étudiants pour avoir choisi le domaine de la comptabilité et du contrôle. « Vous participerez à la qualité de l’information financière de notre pays », a-t-il souligné tout en indiquant que cela permetrait aux investisseurs de prendre des décisions éclairées. Il a par ailleurs félicité l’ISIG qui a décidé de vulgariser les normes IFRS auprès des étudiants, anticipant ainsi sur les enjeux futurs parce que l’UEMOA projette de se rapprocher des normes internationales en la matière. A leur suite, les étudiants ont eu droit à la communication de SoumaÏla Ouédraogo, expert-comptable et ancien consultant à la Banque mondiale. Celui-ci les a instruits sur les passerelles entre les formations de l’ISIG et l’expertise-comptable, les diplômes de base, le stage de 3 ans à effectuer et le diplôme final. Sur les normes IFRS, c’est le Pr. Jean Jacques Friedrich, responsable du Master comptabilité-contrôle-audit (CCA) à l’Ecole universitaire de management de Lyon (France) qui a été sollicité. Ce missionnaire, qui a été sollicité par l’ISIG pour le master CCA, a développé les enjeux de ce référentiel comptable destiné aux praticiens et qui a été élaboré par un organisme international. Si c’est vrai que ces normes ne sont pas encore applicables en Afrique, il reste que l’UEMOA veut reformer le système OHADA pour les prendre en compte. Ces enseignements seront d’ailleurs utiles pour ces étudiants (qui seront certainement des auditeurs ou des experts-comptables) sur le terrain s’ils doivent travailler pour des organismes internationaux qui utilisent les normes IFRS.
Par Dayang-ne-Wendé P. SILGA
Source : lepays.bf




