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Développement agricole : Le partenariat public-privé, une nécessité

En marge de la 1re édition de la Foire internationale multisectorielle de Ouagadougou (FIMO), une conférence sur le thème, “Partenariat public-privé, levier pour un développement agricole durable”, a eu lieu sur le site du SIAO, le mardi 2 mars 2010.

“Moderniser les productions paysannes et promouvoir l’agro-business pour enrayer la crise alimentaire mondiale, les partenariats public-privé peuvent y contribuer”, a lancé tout de go, le conférencier du jour, Issaka Kargougou, directeur général de la Maison de l’entreprise du Burkina Faso.

En effet, dans le cadre de la première édition de la Foire internationale multisectorielle de Ouagadougou (FIMO), des conférences publiques en relation avec le thème sont prévues. “Partenariat public-privé, levier pour un développement agricole durable”, c’est le thème qui a rassemblé les gens, ce mardi 2 mars 2010 au sein du pavillon vert du SIAO. Pour le présentateur, Issaka Kargougou, le Partenariat public-privé (PPP) est une forme de contrat qui associe l’autorité publique et un agent privé pour concevoir, financer, construire, gérer ou préserver un projet d’intérêt public.

Le directeur général de la Maison de l’entreprise a réparti son exposé en trois grandes parties : les principes généraux du PPP, les expériences de PPP dans le monde et les modalités d’application des PPP au secteur agricole. Sur le 1er point, il a souligné que le PPP s’inscrit dans un contexte de besoins croissants en matière de services publics et de volonté de favoriser le développement économique.

Les besoins croissants en biens et services, le retrait de l’Etat de la gestion des activités économiques,… sont entre autres, selon le conférencier, les raisons de la nécessité des PPP. Il est en outre revenu sur les expériences de PPP au Royaume Uni, aux Etats-Unis, en France et en Afrique du Sud. “Au Burkina Faso, il y a eu des expériences diverses avec la nouvelle gestion du chemin de fer, le port sec de Bobo, les aménagements hydro-agricoles, etc.”, a affirmé Issaka Kargougou.

En ce qui concerne le dernier point de l’exposé, les modalités d’application des PPP au secteur agricole, le consultant est d’abord revenu sur les potentialités du Burkina Faso dans ce domaine. “Le Burkina Faso recèle de potentialités agricoles importantes mais insuffisamment exploitées”, a-t-il précisé, expliquant par la suite que les PPP constituent des solutions aux problèmes.

Mais pour cela, a-t-il poursuivi, il faut une volonté politique d’approfondissement du libéralisme économique et l’adoption d’une loi relative aux PPP surtout dans le secteur agricole. Issaka Kargougou a, en sus, proposé une autre forme de PPP agricole, le co-entreprenariat agricole. Il s’agit pour lui d’une autre forme de partenariat adaptée aux conditions africaines.

“A la différence du PPP classique, le co-entreprenariat associe l’Etat à trois partenaires : un stratégique, un groupe d’investisseurs nationaux et un pool non africain”, a affirmé Issaka Kargougou précisant que l’Etat et ces trois partenaires créent une co-entreprise dont ils sont les associés pour l’exploitation d’une superficie de terre concédée par l’Etat. En conclusion, le conférencier a assuré que le PPP peut être un levier pour doper la production agricole et régler durablement le problème de la crise alimentaire au Burkina Faso.

Sié Simplice HIEN

Source : sidwaya.bf

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