Deux personnes accusées de contrefaçon de coupures de billets de banque ont été présentées à la presse à la direction régionale de la police de Bobo-Dioulasso le lundi 16 janvier 2012.
Le premier suspect Moumouni Bikienga, soudeur de métier, a été arrêté à Bobo-Dioulasso dans la nuit du 11 au 12 janvier 2012. Il a permis la capture de celui qui est considéré comme le cerveau, Amidou Sankara, quelques heures après, à Ouagadougou. L’accusé est âgé de 40 ans et se présente comme commerçant de bétails.
De faux billets de banques de 2.000 FCFA et de 10 000 FCFA d’un montant de 1,466millions FCFA auraient été saisis dans leurs mains.
Amidou Sankara aurait aussi révélé qu’une somme de faux billets d’environ 200 mille FCFA a été déposée dans une caisse populaire.
De l’avis du commissaire de l’arrondissement de Dô, Amado Ouédraogo, la police bobolaise a été alertée de l’arrivée de Moumouni Bikienga en provenance de Ouagadougou et ayant en sa possession un lot de faux billets d’une valeur de 560.000 F CFA en coupures de 2000 et 10.000 F CFA.
Les éléments de la brigade de recherche du commissariat de Dô se sont fait passer pour des « dealers » et ont réussi à l’appréhender dès son arrivée à la gare d’une compagnie de transport.
Une fois entre les mains de la police, M. Amidou Sankara a accepté de « coopérer ». Une mission dépêchée à Ouagadougou, a permis l’arrestation du second faussaire, dit-on, dans un maquis, vers 19 heures au secteur 11 de la capitale.
Selon la police, le premier réflexe de ce faussaire « récidiviste », a été de corrompre les deux agents venus de Bobo avec 50.000 F CFA contre son relâchement.
En faisant mine d’accepter l’offre, les policiers disent-ils, ont pu récupérer des faux billets de 906 mille FCFA à son domicile soit 36 coupures de 10 mille FCfa et 273 autres de 2000 FCFA.
Ayant compris le jeu de la police, il aurait blessé un policier dans sa tentative de fuite.
Le commissaire de Dô a confié que Moumouni Bikienga, n’est pas connu des services de police. Par contre M. Amidou Sankara serait un récidiviste. Pour des faits similaires, il aura été condamné à deux reprises (9 mois de prison en 2005 par le Tribunal de grande instance de Ouahigouya, et 3 ans fermes dont 6 mois de semi-liberté par le tribunal de Grande instance de Ouagadougou).
Les forces de police ont affirmé que l’enquête suit son cours dans le but de remonter la chaîne pour mettre le grappin sur un éventuel réseau.
TIK-SB-AMK
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