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Des financements pour des secteurs vitaux : Plus de 100 milliards de F CFA pour le Burkina

Le ministre de l’Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba, a procédé, le 14 février 2012 à Ouagadougou, à la signature de conventions avec la Banque mondiale et l’Union européenne (UE). Ces accords de financement viennent en appui à plusieurs secteurs de développement du Burkina Faso.

41,6 millions de dollars US, soit environ 20 milliards 600 millions de F CFA, c’est le montant du don que la Banque mondiale met à la disposition du Burkina Faso à travers la signature de deux accords de financement. Ce sont le ministre de l’Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba et la représentante-résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso, Galina Sotirova, qui ont procédé, le 14 février, 2012, à ladite signature. Pour Galina Sotirova, ces subventions sont destinées au financement du Projet santé de la reproduction (PSR) qui a pour objectif d’améliorer, en termes d’utilisation et de qualité, les services de santé de la reproduction. Ce projet prévu pour être exécuté sur une durée de 5 ans, s’exécutera autour de 2 composantes. Il s’agit de la fourniture d’ensemble de services de santé maternelle et infantile essentiels et de services de santé connexes et des intrants indispensables aux services de la santé de la reproduction. Selon Mme Sotirova, ce financement rendra le système de santé plus performant et facilitera l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

« Le présent financement est le second pour la santé, après celui additionnel de la nutrition et du SIDA. Plus précisément, les objectifs du don consistent à apporter un appui au Plan national de développement sanitaire (2011-2020) du gouvernement qui vise un meilleur état de santé possible à l’ensemble de la population », a-t-elle signifié. Pour sa part, le ministre de la Santé, Adama Traoré, a souligné que ce projet contribuera entre autres à accroître le taux de prévalence contraceptive de 15% à 24% et à augmenter la proportion des naissances assistées par un personnel qualifié de 69% à 80% d’ici à 2016. Ainsi, le taux de mortalité maternelle et infantile connaîtra une baisse significative et la qualité de services de santé de la reproduction (y compris la planification familiale) s’améliora.

Plus de 85 milliards octroyés par l’UE

Quelques minutes après cette signature, c’est le chef de la délégation de la Commission européenne auprès du Burkina Faso, Alain Holleville, qui a été accueilli par le ministre Bembamba. Ensemble, les deux ont signé deux avenants au Document stratégie pays et Programme indicatif national (DSP-PIN). Ce sont les avenants n°6 et n°7 qui viennent augmenter les ressources financières programmables indicatives consenties par l’Union européenne (UE) au profit du Burkina Faso pour la période 2008-2013, de 130,8 millions d’euros, soit environ 85,799 milliards de FCFA. Pour M. Holleville, la première composante c’est-à-dire l’avenant n°6 porte sur l’adaptation de l’allocation indicative du DSP-PIN aux besoins et performances actuels du Burkina Faso par une enveloppe additionnelle de plus de 105,8 millions d’euros équivalent à 69,400 milliards de F CFA. Le second (avenant n°7) repose sur l’évaluation de proposition du Burkina Faso dans le cadre de l’initiative relative aux OMD lancée par l’UE en septembre 2010. Ce avenant vient en appui du point C de l’objectif 7 du millénaire pour le développement consistant à réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base. Une enveloppe de 25 millions d’euros, soit environ 16,399 milliards de francs F CFA, est destinée à cela.

De l’avis de M. Holleville, ce financement attribué au Burkina Faso est une reconnaissance de la qualité de son projet et de ses bonnes performances dans l’utilisation des fonds. Pour le ministre de l’Economie et des finances, ces ressources additionnelles permettront de renforcer la mise en œuvre du programme de développement à travers les secteurs des infrastructures, des transports, de l’énergie, de l’eau potable et de l’assainissement. Celles-ci pourront également assurer le financement des secteurs de la santé et de la culture. Du reste, les ministres Lucien Marie Bembamba et Adama Traoré ont traduit toute la gratitude du gouvernement à ces deux partenaires à savoir la Banque mondiale et l’UE pour leurs soutiens permanents.

Kowoma Marc DOH

Sidwaya

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