Dans la nuit du 31 août au 1er septembre dernier, les hommes du lieutenant Guengani Modeste, commandant de gendarmerie à Dori, ont mis la main sur trois faussaires d’origine malienne.
Ces malfrats distillaient tranquillement leur magot dans les marchés du Sahel assurés qu’ils étaient de ne pas se faire prendre, vu que les populations sont assez peu aptes à détecter les faux billets.
S’ils ont néanmoins pu réussir dans une certaine mesure leur travail de blanchiment, c’est parce qu’ils ont bénéficié de la complicité d’autochtones. Trois de ces complices seraient actuellement en fuite depuis que les gendarmes ont mis la main sur les malfrats. Combien de francs ont-ils pu écouler et que deviendront les victimes de ce trafic ?
Voilà un cas d’école qui illustre parfaitement les ravages que cause le blanchiment d’argent dans l’économie. En effet, tout ce magot qui a ainsi pu être écoulé n’est que monnaie de singe dont les détenteurs pourraient s’en trouver complètement ruinés. Il faut donc de la part des populations plus de vigilance citoyenne.
Quand des inconnus débarquent dans les contrées avec beaucoup d’argent frais qu’ils dépensent à tour de bras, il faut s’en méfier et au mieux alerter rapidement les services compétents.
Mais cela suppose aussi que les populations sont sensibilisées à ce danger.
Source : evenement-bf.net




