Après les allégations explosives porté sur sa personne pour agressions sexuelles sur Nafissatou Diallo, une femme de ménage du Sofitel de New York, Dominique Strauss-Kahn a produit, jeudi 19 mai vers minuit (heure locale), dans un communiqué, sa démission à la tête du Fonds monétaire international. A la fois formel et personnel, le message dévoile sa stratégie de défense pour plaider non coupable.
Pour la première fois, depuis qu’il a été accusé, arrêté, et incarcéré à la prison de Rikers Island, Dominique Strauss Kahn, jusque là, directeur général du FMI, s’exprime à travers un communiqué rendu public, jeudi 19 mai à 4h GMT. A travers ce communiqué, il a présenté sa démission à la tête du FMI.
S’il est vrai que ces derniers jours, l’institution de Bretton Woods se plaçait de plus en plus dans une phase post DSK, ce dernier, qui a d’abord évoqué sa femme- qu’il aime plus que tout (sic)- et ses proches, a aussi eu une pensée pour ses collègues. A ceux qui se souciaient, face à l’incertitude de la direction du FMI, quant à la poursuite de ses activités, des programmes en cours ou envisagés ou encore d’éventuelles influences sur les marchés financiers, sont aujourd’hui quelque peu rassurés.
Aussi, il ressort de ce document un autre point fort, relatif à l’assertion du désormais ex-directeur général du FMI qui tient à souligner qu’il nie avec la plus grande fermeté toutes les allégations contre lui. D’ores et déjà, celui qui a été débarqué d’un vol d’Air France depuis l’aéroport international J-F Kennedy de New York, ne compte pas plaider coupable. Aux toutes dernières nouvelles des détectives privés sont engagés pour enquêter sur la vie privée de la présumée victime pour démonter ses accusations.
De toutes les façons, la défense de DSK, qui était sur le point de déclarer sa candidature à la présidentielle française, voit s’envoler toutes ses chances, quelle que soit l’issue de cette affaire. C’est d’autant plus dommage que cette candidature était considérée, jusqu’à très récemment, comme la plus sérieuse pour évincer l’actuel président qui briguerait un second mandat.
D. M.
Les Afriques




