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DELESTAGES A LA SONABEL : En attendant les bonnes nouvelles d’Abidjan et d’Accra

La SONABEL a animé une conférence de presse le lundi 22 mars dernier à son siège pour expliquer les difficultés à satisfaire la demande en énergie électrique dans les villes de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso. Si la situation en Côte d’Ivoire (à la centrale thermique d’Azito) est revenue à la normale, il reste que la SONABEL attend de voir de quelle puissance elle pourrait disposer pour juguler la situation.

Face à la presse, le directeur général de la SONABEL, Salif Lamoussa Kaboré, a indiqué qu’il cherchait « le bon bout » pour communiquer (en réponse à ceux qui ne comprenaient pas le silence de la société). Il a tenu aussi à présenter ses excuses aux consommateurs pour les désagréments qu’ils subissent en ce moment. La SONABEL en effet ne pouvait s’attendre à cette avarie qui a mis hors service la centrale thermique d’Azito (en Côte d’Ivoire) en décembre 2009 au moment où l’interconnexion entre l’Eburnie et le Burkina (qui a coûté 50 milliards de F CFA) était en phase d’essai, laquelle a d’ailleurs été concluante.

Il se trouve, selon le DG, Salif Lamoussa Kaboré, que les centrales thermiques au Centre régional de consommation de Ouaga (CRCO) avaient besoin d’un « lifting » pendant la période froide (décembre et janvier) et ont donc été mises à l’arrêt. Mais, le DG de la SONABEL réfute les déclarations selon lesquelles, le Burkina n’a pas été prévoyant dans cette affaire. Pour lui, dans le même temps, le développement de la production nationale a été traduite dans le champ du concret par les investissements engagés pour la centrale thermique de Komsilga d’une capacité de 18 Mw qui sera disponible en juillet (16 milliards de F CFA de budget).

N’eût été les problèmes rencontrés par le fournisseur pour faire venir le groupe de Saint-Nazaire (en France), la nationale d’électricité aurait certainement pu amoindrir le déficit. Aujourd’hui, la demande cumulée d’électricité des réseaux de Ouaga et de Bobo est estimée à 150 Mw avec un déficit de 20 Mw pouvant attendre 25 kw en avril et 30 kw en mi-mai avec la canicule. En attendant, un programme de délestage dans ces villes est disponible, mais il est qualifié de pessimiste par Salif Kaboré lui-même (c’est dans le pire des cas que les consommateurs auront 5 heures de délestage comme prévu).

Concrètement, avec la remise en marche de la centrale thermique d’Azito, la SONABEL a pris langue avec ses partenaires ivoiriens pour déterminer à quelle période l’importation d’énergie électrique pourra reprendre. Pour le moment, l’estimation est de 50 Mw au mois de juin 2010, ce qui pourrait équilibrer l’offre et la demande. Salif Kaboré a aussi confié aux journalistes que la SONABEL discute aussi avec le Ghana pour acheter du jus qui pourrait transiter par la Côte d’Ivoire pour relever le niveau de l’offre au Burkina.

Enfin, concernant les plaintes des consommateurs et particulièrement du monde économique, Salif Kaboré leur a demandé de continuer à payer leurs factures pour permettre à la SONABEL d’honorer ses engagements.

Dayang-ne-Wendé P. SILGA

Source : lepays.bf

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