La police nationale a mis la main sur deux bandes de présumés malfrats opérant à Ouagadougou et dont des ramifications se trouveraient au Bénin. Ils ont été présentés à la presse ce jeudi 15 décembre 2011 à Ouagadougou. Parmi eux, figurent deux étudiants étrangers et une fille d’origine burkinabè.
La première bande présentée aux hommes de médias est composée de six personnes. Selon le commissaire Gérard Tarbagdo, chef du Service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Ouagadougou, ils sont accusés de vol aggravé. En effet, selon le commissaire Tarbagdo, les membres de cette bande ont été interpellés dans la nuit du 3 au 4 décembre 2011 après qu’ils aient arraché le matériel de construction d’un chantier situé non loin de Boins-Yaaré. «Arrivés, nous avons trouvé qu’ils avaient déjà quitté les lieux à bord d’un camion. Nous nous sommes donc lancés à leur poursuite et les avons rattrapés à Ouaga 2000», a expliqué le patron du SRPJ. La police a indiqué avoir pris des mains de ces individus quatre tonnes de barres de fer, des sacs de ciments et des tôles. Pour l’instant, l’évaluation numéraire du butin n’a pas encore été faite.
La deuxième bande évoluait dans la cybercriminalité. Elle est composée de deux étudiants de nationalité étrangère et d’une fille d’origine burkinabè. Selon le commissaire Francis Nion, ces personnes, qui ont des complices au Bénin, étaient spécialisées dans l’interception des transferts d’argent. Avec la complicité de jeune fille burkinabè, qui travaillait au sein d’une institution financière, ils arrivaient à se faire payer l’argent transféré sur la base de fausses pièces qu’ils se faisaient établir aux noms des véritables bénéficiaires. De l’avis du commissaire Nion, les éléments du «réseau» qui sont au Bénin envoyaient à leurs complices vivant au Burkina, des informations sur des transferts d’argent. Ces derniers réceptionnaient l’argent qu’ils se partageaient par la suite.
Selon Francis Nion, trois personnes soupçonnées de jouer un rôle clé dans cette affaire sont activement recherchées au Bénin avec le soutien d’Interpol. Dans leurs agissements, ces présumés délinquants ont, de l’avis de la police, soutiré plus de 19 millions de francs CFA à l’institution financière. Pour le commissaire Nion, ses éléments ont saisi entre les mains de ces trois personnes un véhicule, de fausses copies de passeport, un ordinateur portable, deux téléphones portables et plus d’un million de francs CFA.
Toutes ces deux affaires ont été bouclées, selon les responsables, et les personnes interpellées seront conduites, ce jour-même, au procureur du Faso près la Cour d’appel de Ouagadougou.
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