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Création d’un master dans sept universités africaines : Les biotechnologies pour booster la productivité agricole

Conscientes de l’avenir des biotechnologies agricoles pour le développement du continent, sept universités ouest-africaines viennent de mettre en place un Master international de biotechnologies tropicales. L’objectif visé est de former des chercheurs dans ce domaine pour booster la productivité agricole de l’Afrique.

Le taux élevé de la croissance démographique fait ressortir la nécessité d’améliorer la productivité agricole. Cependant, contrairement aux années passées, cette amélioration ne peut plus être faite en comptant sur l’augmentation des superficies cultivées à cause de la rareté croissante des terres arables. Ainsi, l’application des biotechnologies à l’agriculture offre d’autres possibilités technologiques pour accroître la production par unité de surface et abaisser également les coûts des intrants, contribuant ainsi à la généralisation des revenus. Mais, il existe plusieurs contraintes à l’application des biotechnologies agricoles dans l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao). Et parmi celles-ci, figure en bonne place la capacité limitée des ressources humaines existantes. Ainsi, pour faire face à ce problème, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, et un consortium de six autres universités africaines (Abobo, Adjamey en Côte d’Ivoire, Abomey-Calavi au Bénin, Abdou Moumouni au Niger, au Bamako, de Nouakchott, Ouagadougou), ont procédé hier, à Dakar, à la signature officielle du protocole d’accord présidant à la création du Master international de biotechnologies tropicales (MiBiot).

En effet, selon le Coraf, l’application de la biotechnologie peut compléter les pratiques agricoles plus conventionnelles et apporter une contribution importante à l’accroissement de la production dans les pays en voie de développement. ‘Le développement de la recherche et de l’application de la biotechnologie peut aider de manière significative, à faire face à plusieurs contraintes qui pèsent sur le secteur agricole’, fait remarquer le Coraf dans un document remis aux journalistes. Selon cette source, il peut aider à la résolution de certaines contraintes d’ordre purement agricole mais aussi, par effet d’entraînement, ‘contribuer à la réduction de la pauvreté par l’augmentation du revenu des agriculteurs et des éleveurs et améliorer la sécurité alimentaire grâce à l’augmentation des rendements et à l’amélioration de la qualité nutritive des produits agricoles’. Les biotechnologies agricoles peuvent également permettre, selon l’institution de recherche, la protection de l’environnement au moyen d’une réduction très sensible de l’utilisation des pesticides et engrais.

Née d’un partenariat de longue date entre les chercheurs et enseignants des universités africaines et des instituts et centres de recherche de France, cette initiative, note Dr Djibril Sané, coordonnateur du MiBiot, vise à mobiliser les compétences en biotechnologies pour proposer un enseignement d’excellence aux apprenants. Il sera dispensé à distance pour assurer un enseignement supérieur de qualité et disponible pour tous les étudiants africains, où qu’ils se trouvent dans la sous-région. Et, les deux parcours du Master, en Biotechnologie végétale et biotechnologie agricole et environnementale au Master 2 MiBiot, sont programmés pour la rentrée 2012.

Le MiBiot bénéficié d’un financement du Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf), organisation sous-régionale de coordination de la recherche agricole de 22 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre de 85 millions de francs Cfa.

Seyni DIOP

Walf.sn

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