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Cour des comptes : Noumoutié Herbert Traoré installé

La Cour des comptes a un nouveau Premier président en la personne de Noumoutié Herbert Traoré qui succède à Boureima Pierre Nébié, ex-Premier président de cette cour. L’audience solennelle de prestation de serment et d’installation du Premier président a eu lieu le jeudi 29 septembre 2011 en présence du président du Faso, Blaise Compaoré, président du Conseil supérieur de la magistrature.

« Je jure de bien remplir ma fonction, … de l’exercer en toute impartialité… » C’est en ces termes que Noumoutié Herbert Traoré, administrateur des services financiers, a prêté serment avant d’être installé comme Premier président de la Cour des comptes (CC). C’était le 29 septembre dernier au cours d’une cérémonie solennelle délocalisée dans la salle des Banquets de Ouaga 2 000 en présence du président du Faso, Blaise Compaoré, président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Ainsi, après avoir posé l’acte qui lui permet de participer à l’œuvre de justice et de prendre officiellement service suite à son installation, Noumoutié Herbert Traoré, qui a été nommé par décret le 20 juillet 2011, devra désormais faire preuve de son impartialité de juge. Celle qui veut, d’une part, selon le commissaire du gouvernement, Christophe Compaoré, dans son réquisitoire, « que les intérêts et les passions privées du juge demeurent étrangers à son jugement et, d’autre part, que l’opinion du magistrat ne se forme que par le procès et ne soit pas influencée par des idées préconçues ou des suggestions venues de l’extérieur et que par ailleurs, les parties puissent raisonnablement avoir la conviction qu’il en est ainsi. » Il ne faut donc pas seulement que la justice soit rendue, mais également qu’elle soit donnée à voir. Noumoutié Herbert Traoré est donc très attendu par les justiciables, puisque dans son réquisitoire, Christophe Compaoré a rappelé le contenu d’une interpellation de l’audience solennelle de la rentrée judiciaire 2010-2011 dans laquelle il ressort que depuis la création de cette Cour en 2000, aucune décision visant à sanctionner les fautes de gestion n’a été rendue et qu’il était question que ce constat soit démenti dans les prochains mois par une production judiciaire rigoureuse. Le nouveau Premier président de la Cour des comptes qui vient d’un horizon différent d’une juridiction a fait la promesse que son institution répondra aux attentes des citoyens. Noumoutié Herbert Traoré a promis d’être digne de la confiance placée en sa personne et a saisi l’opportunité pour rendre un hommage mérité à son prédécesseur, Boureima Pierre Nébié, premier Premier président de la Cour des comptes de 2002 à 2011, qui a été admis à faire valoir ses droits à la retraite. Le président du Conseil supérieur de la magistrature, le président du Faso Blaise Compaoré, a encouragé Noumoutié Herbert Traoré dans ses nouvelles fonctions, avant de relever que la cérémonie se situe dans l’esprit d’un monde en quête de justice, de bonne gouvernance et cela, dit-il, commence par les affaires publiques.

La réaction du président du Faso face aux déclarations de Robert Bourgi

A l’issue de la cérémonie, le président du Faso, Blaise Compaoré, a livré ses sentiments sur cette audience et la presse a saisi l’opportunité pour lui arracher quelques mots sur les déclarations de l’avocat français, Robert Bourgi, sur les financements de la présidentielle française dont voici la teneur.

« Je n’ai pas de réaction parce que je n’ai pas été saisi. Sur les radios, on raconte beaucoup de choses sur les chefs d’Etat et si on passe tout le temps à répondre, on risque de ne pas avoir beaucoup de temps pour faire autre chose. »

Le nouveau Premier président de la Cour des comptes en bref

Monsieur Traoré Noumoutié Herbert est né le 20 mars 1959 à Mahon, dans la province du Kénédougou. Il est administrateur des services financiers, marié, père de trois (03) enfants. Il a obtenu les diplômes suivants :

  • 1979 à 1982 : Baccalaureat (série B) au lycée Ouezzin Coulibaly de Bobo- Dioulasso ;
  • 1982 à 1984 : attestation du Centre de formation professionnelle des finances, à Ouagadougou ;
  • 1987 à 1989 : Brevet de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), à Ouagadougou, option (Economie et finances) ;
  • 1992 à 1995 : Diplôme de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF), à Ouagadougou, option Administrateur des services financiers ;
  • 2009 à 2010 : Masters en gestion axée sur les résultats des programmes publics, en analyse et gestion des risques à l’Université Laval et IDEA International au Québec.

L’état de ses services, au sein de l’Administration publique du Burkina Faso, se présente comme suit :

  • 1984 à 1987 : Agent à la Direction du contrôle financier ;
  • 1990 à 1992 : Chef de service provincial au Contrôle financier Provincial du Poni ;
  • 1995 à 1996 : Agent à l’office National des Marchés Publics ;
  • 1996 à 1997 : Directeur Administratif et Financier de l’Inspection Générale d’Etat ;
  • 1997 à 1999 : Directeur Administratif et Financier du Ministère des Ressources Animales ;
  • 1999 à 2001 : Agent à la Direction générale de la Coopération ;
  • 2001 à 2003 : Directeur de l’Administration et des Finances au Centre Hospitalier National Pédiatrique Charles de Gaulle ;
  • 2003 à 2005 : Contrôleur interne du Programme sectoriel des Transports (MITH) ;
  • 2005 à 2009 : Directeur Général du Contrôle financier à la Direction Générale du Contrôle financier du Ministère de l’Economie et des Finances ;
  • 2009 au 20 juillet 2011 : Inspecteur Général des Finances à l’Inspection Générale des Finances.

Propos recueillis par A.B

Antoine BATTIONO

Le pays

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