L’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat (ASCE) a projeté le mardi 20 décembre à Ouagadougou le film « On ne mange pas les mercis ». Cette projection est un pan des activités au menu d’une session de sensibilisation sur la lutte contre la corruption.
« On ne mange pas les mercis » c’est le titre du film qui a été projeté au public mardi au Centre national des Arts du Spectacle et de l’Audiovisuel (CENASA) à Ouagadougou. Une projection cinématographique menée par l’ASCE qui entre dans le cadre de la sensibilisation de la population sur le fléau de la corruption au Burkina. La trame de l’histoire se déroule à Ouagadougou. Elle évoque les travers de l’administration publique. Les pratiques de corruption dans la police, le secteur des marchés publics, la galère des nouveaux fonctionnaires, les chantages, les pots de vin dans l’attribution des parcelles y sont abordés. Ce film réalisé par la burkinabè Carine SAWADOGO invite la population à méditer sur le phénomène de la corruption, car s’il y a des corrompus, c’est qu’il y a des corrupteurs.
Selon le secrétaire général du ministère de la Jeunesse de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Michel OUBDA : « la corruption n’a pas de niveau. Chacun doit se sentir interpellé. » La corruption est une lutte nationale qui concerne tous les segments de notre société a-t-il poursuivi. Pour le contrôleur d’Etat à l’ASCE, Marie Louise OUEDRAOGO, cette activité s’inscrit dans le cadre de la campagne de sensibilisation à la lutte contre la corruption entreprise par la structure.
Le rapport 2010 sur la corruption de l’organisation Transparency International classe le Burkina Faso à la 98e place avec une note de 3,1 sur 10. Un classement qui concerne 178 pays et rendu public tous les deux ans. La note va de zéro(0) qui correspond au Haut niveau de corruption perçu, à dix(10) qui est égal au haut niveau d’intégrité.
Harouna MARE
RTB




