Il s’est tenu les 28 et 29 décembre 2011 à Bobo-Dioulasso, un séminaire-atelier de formation à l’endroit des agents des services de sécurité et des acteurs de la justice sur les droits des consommateurs. Organisé par la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), l’atelier entre dans le cadre de l’auto-contrôle de la qualité des produits par les consommateurs.
C’est dans le cadre de la mise en œuvre du projet de « renforcement de la communication sociale pour la prise de conscience et l’adoption d’attitude d’auto- contrôle de la qualité des produits par les consommateurs » que la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) a initié, les 28 et 29 décembre 2011 à Bobo-Dioulasso, le séminaire de formation à l’intention des agents de la sécurité et des acteurs de justice, où policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers et magistrats ont été outillés en connaissances suffisantes sur les droits des consommateurs. Deux jours durant, les différentes communications données par Daniel Dah Hien ont permis de dégager des stratégies de collaboration en matière de protection du consommateur, par la mise en place d’une synergie d’action de tous les acteurs intervenant dans le contexte d’application de la loi. Les cinq modules développés par le communicateur parmi lesquels l’alcoolisme, la contrefaçon, la piraterie…, ont été d’une portée capitale permettant aux participants de mieux cerner les dangers permanents que courent les consommateurs. De l’avis des organisateurs de l’atelier, durant les neuf mois que va durer le projet, plusieurs actions de sensibilisation, d’information, d’éducation et de mobilisation seront menées à travers des campagnes, des conférences et des séminaires, au profit des consommateurs pour la reconnaissance des produits de mauvaise qualité, leurs droits et devoirs et à mieux les défendre. Selon Alassane Traoré, superviseur du Projet de renforcement des capacités des organisations de la société civile (PROS) de la LCB et par ailleurs secrétaire aux finances et des comptes du bureau exécutif national de la Ligue, la LCB s’est engagée à aider non seulement le consommateur à obtenir réparation en cas de dommages moraux ou matériels subis, mais aussi à veiller à la protection et au renforcement de leurs intérêts et participer, du même coup, à la lutte contre les menaces qui pèsent sur l’équilibre écologique. A cet effet, les taxis circulant avec du gaz de cuisine comme carburant, l’augmentation exponentielle des denrées, les maquis près des écoles… ont été des sujets débattus. Aussi, dans les secteurs de grande consommation comme l’eau, l’électricité et la téléphonie, la LCB entend mener la lutte pour régler les contentieux et litiges entre les abonnés et les sociétés d’Etat en situation de monopole, afin de trouver des solutions aux surfacturations, aux coupures intempestives et abusives.
Josias Zounzaola DABIRE
Le Pays




